Zos. l. 3, c. 11.]

Naïssus fut bientôt remplie d'une multitude de députés: bientôt les

provinces et les villes se ressentirent des libéralités de leur

nouveau maître. Les Dalmates et les Epirotes furent déchargés des

impositions excessives dont ils étaient accablés. Nicopolis, bâtie

autrefois par Auguste, comme un monument de la victoire qu'il avait

remportée près d'Actium, se releva de ses ruines; les jeux qu'on y

avait célébrés tous les cinq ans, mais qui étaient depuis long-temps

interrompus, furent renouvelés. Athènes et Éleusis recouvrèrent leur

ancienne splendeur[342]. Les ordres de Julien semblaient répandre de

toutes parts le mouvement et la vie; on voyait réparer les murailles

des villes, les aquéducs, les places, les gymnases. On instituait de

nouvelles fêtes en l'honneur de celui qui rétablissait les anciennes.

Tant d'affaires publiques ne l'empêchaient pas de vaquer à celles des

particuliers: il écoutait leurs plaintes; il jugeait leurs différends,

surtout ceux où il s'agissait de priviléges contestés par les

communautés des villes à quelqu'un des citoyens. On remarqua qu'il

poussait trop loin le système de réduire tout au droit commun, et qu'il

favorisait l'ordre municipal, souvent même aux dépens de la justice.

[Note 342: _Ipsæ illæ bonarum artium magistræ et inventrices

Athenæ, omnem cultum publicè privatimque perdiderant. In miserandam

ruinam conciderat Eleusina. Sed universas urbes ope imperatoris refotas

enumerare perlongum est._ Mamert. Pan. c. 9.--S.-M.]

[Note latérale: XLIII. Il prend soin de la ville de Rome.

Amm. l. 21, c. 22, et ibi Vales.

Mamert. pan. c. 14, et 15.

Histoire du Bas-Empire. Tome 02 · 第 260 / 331 题