Cellar. Geog. l. 2, c. 7, art. 13.]

Il ne s'occupait que de l'entreprise qu'il méditait contre Constance,

lorsqu'aux approches du printemps il apprit que les Allemans

recommençaient à faire des courses[332]. Les sujets de Vadomaire allié

des Romains avaient été les premiers à prendre les armes. Le bruit se

répandit que cette infraction des traités était l'effet des intrigues

de Constance: que ce prince avait à force d'argent engagé Vadomaire

à se jeter dans la Gaule, afin d'y retenir Julien. Celui-ci n'oublia

pas d'accréditer ces discours: il prétendit même avoir intercepté

des lettres de Constance à Vadomaire et à d'autres rois allemands.

On surprit un courrier de Vadomaire chargé d'une lettre à Constance,

dans laquelle le prince allemand traitait Julien avec assez de mépris.

Julien, pour se débarrasser de ce nouvel ennemi, envoya en diligence

le comte Libinon à la tête des deux légions gauloises qui s'étaient

le plus distinguées dans la nouvelle révolution. Libinon passa le

Rhin auprès de Bâle, et arriva près d'une ville qu'on croit être

Seckingen[333] [_Sanctio_]. A l'approche des Romains, les Barbares en

beaucoup plus grand nombre s'étaient cachés dans des vallons. Le comte

les attaqua sans précaution, et fut tué le premier. La victoire fut

quelque temps disputée; mais il fallut céder au nombre, et les Romains

se retirèrent avec perte.

[Note 332: Ils ravageaient les frontières de la Rhétie, _confines

Rhætiis tractus_.--S.-M.]

[Note 333: C'est l'opinion de Cluvier adoptée par Henri Valois,

dans son Commentaire sur Ammien Marcellin, l. 21, c. 3. L'historien

latin n'indique pas le lien du passage; mais on sait que les états

de Vadomaire étaient voisins de Bâle (_Augusta Rauracum_), où l'on

traversait le Rhin.--S.-M.]

[Note latérale: XXXIV. Prise de Vadomaire.

Amm. l. 21, c. 3 et 4.

Histoire du Bas-Empire. Tome 02 · 第 251 / 331 题