Jul. ad Ath. p. 281.]

Dès le commencement des troubles, Décentius[289] avait repris la route

de Constantinople. Florentius qui jusqu'alors était resté à Vienne,

craignant le juste ressentiment de Julien, laissa sa famille en Gaule,

et se rendit auprès de Constance à petites journées. Dès qu'il fut

arrivé à la cour, il affecta de rendre Julien très-criminel, autant

pour se disculper lui-même, que pour flatter la colère de l'empereur.

Julien, voulant lui faire connaître qu'il aurait été disposé à lui

pardonner, lui renvoya tout ce qui lui appartenait: il donna ordre de

fournir à sa famille des voitures publiques avec une escorte jusqu'aux

frontières de la Gaule. Lupicinus n'était pas encore revenu de la

Grande-Bretagne. Dans la crainte que ce caractère hautain et turbulent

ne suscitât de nouveaux troubles, s'il apprenait ce qui s'était passé

en Gaule, Julien fit garder le port de Boulogne [_Bononia_], avec

défense de permettre à personne de s'embarquer. Lupicinus fut arrêté

à son retour[290]: on se contenta de le garder à vue, sans lui faire

d'ailleurs aucun mauvais traitement.

[Note 289: Il était parti avec tous les officiers du palais,

_cubicularii_.--S.-M.]

[Note 290: Un certain _Notarius_, ou peut-être un _secrétaire

d'état_, fut chargé de cette commission: _Notarius Bononiam

mittitur, observaturus sollicitè, ne quisquam fretum Oceani transire

permitteretur_. Amm. Marc. l. 20, c. 9.--S.-M.]

[Note latérale: XIII. Lettres de Julien à Constance.

Amm. l. 20, c. 8.

Jul. ad Ath. p. 282 et 283.

Vict. epit. p. 227.

Zos. l. 3, c. 9.

Histoire du Bas-Empire. Tome 02 · 第 231 / 331 题