Amm. l. 19, c. 3.]

Pendant ces sanglants combats, Ursicin, qui s'était sauvé à Édesse,

pressait Sabinianus de partir en diligence avec les troupes légères, et

de marcher secrètement par le pied des montagnes, pour enlever quelque

poste aux ennemis dont la circonvallation était très-étendue, ou pour

faire diversion par des alarmes fréquentes. Sabinianus opposait à ces

bons conseils les ordres de l'empereur, qui lui avait, disait-il,

recommandé de ne pas exposer les troupes. Mais la vraie raison d'une

inaction si honteuse, c'étaient d'autres ordres secrets qu'il avait

reçus des eunuques, de fermer à son prédécesseur toutes les voies

d'acquérir de la gloire, même en servant l'état. Ces lâches ennemis

aimaient mieux voir périr les plus belles provinces, que de laisser à

ce brave capitaine l'honneur de les sauver. Ursicin envoyait en vain

à Amid des courriers qui n'y pénétraient qu'avec peine: toutes les

mesures qu'il prenait pour secourir la ville, restaient sans exécution.

[Note latérale: LXIV. Nouvelle attaque.

Histoire du Bas-Empire. Tome 02 · 第 215 / 331 题