Mos. Khor. Hist. Arm. l. 3, c. 25.]]

--[Sapor n'avait cependant pas encore perdu tout espoir de détruire

les préventions d'Arsace, et de l'engager à rentrer dans son alliance.

Vartan le Mamigonien vint en Arménie avec des lettres du roi de Perse,

remplies des plus fortes assurances de son attachement. Arsace allait

encore donner une nouvelle preuve de son inconstance; il avait de

l'inclination pour Vartan, il n'en fallait pas davantage pour le gagner

et le faire consentir à renouer avec Sapor. Arsace, ébranlé, était près

de céder, quand le connétable Vasag revint à la cour: il suffit de sa

présence pour tout changer. Il convainquit sans peine le roi que Vartan

était un traître, dont le dessein secret était de le livrer au prince

persan, et qu'il devait se hâter de s'en défaire, s'il ne voulait

perdre et lui et l'Arménie. La reine, qui avait beaucoup de pouvoir sur

l'esprit d'Arsace, acheva de le persuader; elle n'avait pas oublié la

part que Vartan avait prise au meurtre de Gnel, et d'ailleurs redoutant

pour elle et pour son père les conséquences de l'alliance persanne,

elle se joignit à Vasag. Ils l'emportèrent dans l'esprit irrésolu du

roi, la mort de Vartan fut décidée, le caractère d'ambassadeur ne put

le protéger contre la jalousie et la haine de son frère, qui ne tarda

pas à le faire assassiner en vertu des ordres d'Arsace. Ce dernier

attentat acheva de rendre les deux rois irréconciliables.

[Note latérale: XVIII. [Les princes arméniens se révoltent contre

Arsace.]

[Mos. Khor. Hist. Arm. l. 3, c. 27.

Histoire du Bas-Empire. Tome 02 · 第 177 / 331 题