Jul. or. 1, p. 48 et 49; or. 2, p. 99 et 100, ed. Spanh.]

Après la mort de Silvanus, on poursuivit ses prétendus complices: on

mit aux fers tous ceux qu'on voulut soupçonner, et les délateurs firent

très-bien leur devoir. Proculus, officier de la garde de Silvanus, se

signala par son courage. Il était d'une faible complexion. Dès qu'on

le vit exposé à la torture, on craignit que la rigueur des tourments

ne le fît mentir aux dépens de beaucoup d'innocents. Mais la probité

lui prêta des forces: la plus violente torture ne lui arracha aucune

parole qui pût nuire à personne; il persista même à justifier Silvanus,

protestant que la nécessité seule l'avait forcé à la révolte: il le

prouvait en faisant remarquer que cinq jours avant de prendre le titre

d'Auguste, ce général avait payé la montre aux soldats au nom de

Constance, et qu'il les avait exhortés à continuer d'être braves et

fidèles. Péménius qui avait si bien défendu contre Décentius la ville

de Trèves, Asclépiodote et deux comtes francs, Lutton et Maudion,

furent mis à mort avec plusieurs autres. Cependant on épargna les jours

du fils de Silvanus encore enfant; et le généreux Malarich échappa à

cette sanglante proscription.

[Note latérale: XLVI. Intrépidité de Léontius, préfet de Rome.

Histoire du Bas-Empire. Tome 02 · 第 107 / 331 题