Till. art. 35.]

L'empereur, en étant instruit, ordonne une nouvelle information

par-devant les juges de son conseil, et tous les officiers de guerre.

Les juges, pour ne pas commettre leur infaillibilité, daignaient à

peine jeter la vue sur la prétendue lettre de Silvanus qu'ils avaient

déja eue sous les yeux. Mais Florentius, fils de Nigrinianus, et

lieutenant du grand-maître des offices[50], la considérant avec

plus d'attention, découvrit des traces de la première écriture, et

dévoila toute la fourberie. L'empereur, ayant enfin entr'ouvert les

yeux, commence par déposer le préfet du prétoire; il ordonne qu'il

soit appliqué à la question: mais les amis du préfet obtiennent la

révocation de cet ordre. Eusèbe et Edésius souffrirent la torture; le

premier s'avoua complice; l'autre persista dans la négative et fut

déclaré innocent. L'affaire n'eut pas d'autre suite. Le préfet fut

seul puni par la perte de sa charge. Lollianus déja consul fut mis en

sa place. Dynamius, qui méritait mille morts, fut récompensé comme

un sujet de grande ressource pour les coups d'état; on lui donna le

gouvernement de la Toscane[51].

[Note 50: _Agens pro magistro officiorum._--S.-M.]

[Note 51: Le commandant de cette province portait le titre

de Correcteur. _Cum Correctoris dignitate regere jussus est

Tuscos._--S.-M.]

[Note latérale: XL. Révolte de Silvanus.

Amm. l. 15, c. 5.

Jul. ad Ath. p. 274, et or. 1, p. 48 et or. 2, p. 98 et 99.

Hier. chron.

Aurel. Vict. de Cæs. p. 180.

Vict. epit. p. 227.

Eutr. l. 10.

[Theoph. p. 37.]

Histoire du Bas-Empire. Tome 02 · 第 104 / 331 题