Amm. l. 15, c. 2 et 3. Vict. epit. p. 228.]

Dans la recherche qui fut faite de tous ceux qui s'étaient prêtés

aux injustices du César, l'argent décida en grande partie du sort

des accusés. Plusieurs innocents furent punis, faute d'avoir de quoi

payer la justice qui leur était due. Mais Gorgonius chambellan de

Gallus, convaincu par ses propres aveux d'avoir secondé et quelquefois

conseillé les violences par l'entremise de sa fille qui avait grand

crédit sur l'esprit de Constantine, trouva un secours toujours assuré

dans la protection des eunuques qu'il sut mettre dans ses intérêts.

Pendant que ces jugements se rendaient à Milan, une autre commission

établie à Aquilée ne procédait pas avec plus d'équité. On avait amené

de l'Orient en cette ville une troupe d'officiers de guerre et de

courtisans de Gallus, chargés de chaînes, meurtris de leurs fers,

accablés de fatigues et de mauvais traitements, respirant à peine et

ne désirant qu'une prompte mort. On accusait ceux-ci d'avoir contribué

au massacre de Domitien et de Montius. Arborius et l'eunuque Eusèbe,

tous deux également fourbes, injustes et cruels, furent chargés de les

entendre. Ces commissaires, sans autre raison que leur intérêt ou leur

caprice, exilèrent les uns, dégradèrent les autres, en condamnèrent

plusieurs au dernier supplice; et revinrent avec confiance rendre

compte de leurs jugements, qui furent approuvés, comme ils avaient été

rendus, sans examen.

[Note latérale: XXXIV. Punition des habitants d'Antioche.

Amm. l. 14, c. 7, et l. 15, c. 13.

[Jul. misop. p. 370. ed. Spanh.]

Liban. vit. t. 2, p. 37. et or. 12, p. 399.

Histoire du Bas-Empire. Tome 02 · 第 98 / 331 题