Julien n'avait eu aucune part à la conduite de Gallus; mais ceux
qui avaient contribué à la mort de son frère, n'osaient le laisser
vivre. On lui fit un crime d'être sorti du château de Macellum, et
d'avoir entretenu Gallus à Nicomédie. Ce fut en vain qu'il prouva que
l'empereur lui avait permis l'un et l'autre: on l'arrêta; on lui donna
des gardes qui le traitèrent avec dureté. Ce jeune prince qui n'avait
de ressource qu'en lui-même, observé sans cesse par des regards malins,
ne donna sur lui aucune prise. Il garda un profond silence; et n'eut ni
la lâcheté de charger la mémoire de son frère pour flatter l'empereur,
ni l'imprudence d'aigrir l'empereur en justifiant son frère.
[Note latérale: XXXIII. Poursuites des partisans de Gallus.