Amm. l. 14, c. 9.]

Gallus était averti qu'on préparait à Tyr un manteau impérial, sans

qu'on sût par qui il avait été commandé. Voulant donner à ses jugements

une couleur de justice, il choisit pour y présider Ursicin, général

de la cavalerie en Orient, connu par sa droiture. On le fit venir

de Nisibe, où il commandait. Ce ne fut qu'à regret que ce guerrier

généreux accepta une commission qui lui était tout-à-fait étrangère.

Intrépide dans les batailles, les procédures lui faisaient peur. Les

délateurs le menaçaient déja; il craignait d'être traîné devant ce

tribunal comme coupable, s'il refusait d'y présider. Mais quand il vit

que tout était concerté entre les accusateurs et les juges qu'on lui

donnait pour assesseurs, et que c'était autant de bêtes féroces qui

sortaient de la même tanière, il prit le parti d'instruire secrètement

Constance de ce mystère d'iniquité, et de lui demander du secours

contre l'injustice. Cette précaution ne produisit aucun effet: il était

déja, sans le savoir, suspect à la cour. Les flatteurs, ennemis par

état des gens de son caractère, avaient donné contre lui à Constance

des impressions sinistres, dont ce prince était fort susceptible, et

dont il ne revenait jamais.

[Note latérale: XXIII. Ils sont condamnés à mort.

Amm. l. 14, c. 9.

Histoire du Bas-Empire. Tome 02 · 第 86 / 331 题