Liban, vit. t. 2, p. 34.]

Il avait reçu à Valence les premières nouvelles de la mauvaise conduite

de Gallus. Outre les lettres de Thalassius, Herculanus, officier

des gardes, fils de cet Hermogène qui avait été mis en pièces à

Constantinople dans une émeute populaire, et gendre du Lacédémonien

Nicoclès, l'un des maîtres de Julien, homme rempli de probité et

d'honneur, lui en avait fait de vive voix un rapport fidèle. Le prince

ne gardait plus aucune mesure: tout l'Orient se ressentait de ses

violences; il n'épargnait ni les officiers les plus distingués, ni

les principaux des villes, ni le peuple. Dans un transport de colère,

il condamna à mort par un seul arrêt plusieurs des premiers sénateurs

d'Antioche, parce que dans une disette publique, comme il voulait

mal-à-propos baisser tout à coup le prix des vivres, ils lui avaient

fait à ce sujet des remontrances qui blessaient sa fierté; et il les

eût tous envoyés au supplice, sans la courageuse résistance d'Honoratus

comte d'Orient. Le complot que l'émissaire de Magnence avait tramé

contre Gallus, ayant été révélé par une pauvre femme, ainsi que je l'ai

raconté, Constantine ne s'était pas bornée à la récompenser, comme il

était raisonnable; mais pour réveiller de plus en plus l'émulation des

délateurs, elle avait affecté de la combler des plus grands honneurs,

en la faisant promener dans un char, avec une pompe semblable à celle

d'un triomphe.

[Note latérale: XIX. Mort de Théophile.

Amm. l. 14, c. 7.

Liban. vit. t. 2, p. 36; et or. 12, p. 399.

Histoire du Bas-Empire. Tome 02 · 第 81 / 331 题