Liban. epist. 604, ad Chromat. et 320, ad Clemat. ed. Wolf.]

Constantine, fille et sœur d'empereurs, veuve d'un roi, décorée du nom

d'Auguste, avait apporté à Gallus avec l'orgueil de tant de titres une

ame cruelle, et des conseils pernicieux. C'était une furie altérée de

sang humain. Aussi avare qu'impitoyable, elle vendait la conscience de

son mari et la vie des plus innocents. Clématius d'Alexandrie, homme

vertueux, qui avait été gouverneur de Palestine, fut sollicité par sa

belle-mère embrasée d'un amour incestueux, et la rebuta. Cette femme

criminelle s'introduisit secrètement chez Constantine; elle lui fait

présent d'un collier de grand prix, et elle obtient un ordre adressé à

Honoratus, comte d'Orient, de faire condamner Clématius à la mort, sans

lui permettre de se défendre. Les mauvais juges ne sont pas rares sous

les mauvais princes; l'ordre ne fut que trop fidèlement exécuté.

[Note latérale: XI. Espions de Gallus.

Amm. l. 14, c. 1.

Liban. in Antiochico, t. 2, p. 387.

Dionys. Halic. l. 4.

Tac. ann. l. 4.

Dio-Cas. l. 58, t. 2, p. 887, ed. Reimar.

Histoire du Bas-Empire. Tome 02 · 第 72 / 331 题