Zon. l. 13, t. 2, p. 17.]

Magnence ne trouvait pas même de sûreté dans les Gaules. D'un côté

les barbares voisins du Rhin, couraient tout le pays; de l'autre les

Gaulois soulevés par quelques-uns de leurs chefs, qui étaient restés

attachés à l'empereur, avaient conjuré sa perte. Les habitants de

Trèves, ayant fermé leurs portes à Décentius, avaient choisi Pœménius

pour les commander et les défendre. Dans cette extrémité Magnence se

serait volontiers sauvé en Mauritanie; mais outre qu'il manquait de

vaisseaux, et que les passages des Pyrénées étaient gardés, il apprit

que les Maures s'étaient soumis à Constance. Il essaya d'obtenir grace

de l'empereur, et lui députa un sénateur. Constance regarda cet envoyé

comme un espion, et lui refusa audience. Quelques évêques qui vinrent

ensuite, ne demandaient pour le vaincu que la vie et quelque emploi

dans les troupes. Pour toute réponse l'empereur mit en marche son

armée, qui fut bientôt grossie d'un grand nombre de déserteurs. Toutes

les places se rendaient; et dès cette année il ne resta plus rien à

Magnence au-delà des Alpes.

[Note latérale: XLIII. Il attente à la vie de Gallus.

Jul. or. 1, p. 39 et 40.

Histoire du Bas-Empire. Tome 02 · 第 55 / 331 题