Zon. l. 13, t. 2, p. 17 et 18.]

Alors n'espérant plus de pardon, il se résolut à défendre sa vie par

toutes sortes de moyens. Il passa l'hiver dans les Alpes Cottiennes,

qui sont aujourd'hui le haut Dauphiné, rassemblant tout ce qu'il

pouvait de troupes: et afin de faire diversion en suscitant à Constance

de nouveaux embarras du côté de l'Orient, il étendit ses noirs projets

jusque sur Gallus, auquel il entreprit d'ôter la vie. Celui qu'il

avait à ce dessein envoyé à Antioche, s'établit dans la cabane d'une

vieille femme hors de la ville sur les bords de l'Oronte. Il avait déja

corrompu plusieurs soldats, lorsqu'un soir, soupant avec eux, il eut

l'imprudence de s'entretenir de sa commission en présence de l'hôtesse,

qui feignait de ne rien entendre. Dès qu'il fut endormi, elle court à

la ville et va donner avis à Gallus. On arrête l'assassin; on le met à

la torture: il avoue le crime; il est puni de mort avec ses complices.

Magnence désespéré, devient plus farouche que jamais; pour tirer de

l'argent des malheureux qui lui restaient assujettis, il n'épargne

aucune cruauté. Entre autres supplices, il faisait attacher les hommes

par les pieds à un char, et prenait plaisir à les voir traîner, et

mettre en pièces entre les rochers.

[Note latérale: AN 353.

Histoire du Bas-Empire. Tome 02 · 第 56 / 331 题