Sulp. Sev. l. 2, c. 54.]

L'évêque Valens sut à l'occasion de cette bataille profiter de la

simplicité de Constance. Renfermé avec l'empereur dans l'église dont

j'ai parlé, il avait pris des mesures pour être le premier instruit

de l'événement. Son dessein était de se donner le mérite d'annoncer

au prince le gain de la bataille, ou d'avoir le temps de se mettre en

sûreté, si elle était perdue. Tandis que l'empereur et le petit nombre

de courtisans qui l'accompagnaient, transis de crainte et d'inquiétude,

attendaient l'issue du combat, il vient tout à coup leur dire que

l'ennemi prend la fuite. Constance demande à voir l'auteur de cette

heureuse nouvelle; l'hypocrite lui répond qu'elle lui a été apportée

par un ange. Le prince crédule conçut dès lors une haute opinion de la

sainteté d'un prélat qui était en commerce avec le ciel; et il répétait

souvent dans la suite qu'il était redevable de la victoire aux mérites

de Valens, bien plus qu'au courage de ses troupes.

[Note latérale: XXXIX. Suites de la bataille.

Jul. or. 1, p. 38 et or. 2, p. 58 et 97.

Histoire du Bas-Empire. Tome 02 · 第 50 / 331 题