Zon. l. 13, t. 2, p. 17.]

Le lendemain matin Constance monta sur une éminence, d'où il découvrait

tout le champ de bataille. Plus de cinquante mille morts jonchaient la

terre et comblaient le lit du fleuve. L'empereur moins sensible à la

joie d'un succès si important, qu'affligé d'un si horrible spectacle,

ne put retenir ses larmes. Il ordonna d'ensevelir sans distinction

amis et ennemis, et de n'épargner aucun secours à ceux qui respiraient

encore; il recommanda en particulier aux médecins le soin des soldats

de Magnence. Il déclara qu'il pardonnait à tous les partisans du

tyran, excepté à ceux qui avaient eu part à la mort de son frère. En

conséquence un grand nombre de bannis retournèrent dans leur patrie, et

rentrèrent en possession de leurs biens. Dans le même temps, la flotte

de Constance, qui avait couru les côtes d'Italie, ramena beaucoup

de sénateurs romains et d'autres personnes, qui étaient venues s'y

réfugier comme dans un asyle.

[Note latérale: XL. Magnence se retire en Italie.

Jul. or. 1. p. 38 et or. 2, p. 71.

Amm. l. 16, c. 6.

Idat. chron.

Histoire du Bas-Empire. Tome 02 · 第 51 / 331 题