Zon. l. 13. t. 2, p. 15.]

Constance donna ses ordres pour réparer les fortifications de la ville,

et pour récompenser la fidélité de ces braves citoyens. Il était alors

tout occupé des préparatifs de la guerre qu'il allait faire à Magnence.

Il employa près de dix mois à construire et à équiper une flotte, qui,

selon Julien, surpassait celle de Xerxès. Il rappela au drapeau tous

les soldats qui avaient obtenu leur congé sans avoir fourni le temps

de leur service, et sans cause de maladie. Quand il eut rassemblé ses

troupes, étant prêt à se mettre en marche, il exhorta tous ceux qui

composaient son armée à recevoir le baptême: «Le terme de la vie, leur

dit-il, toujours incertain, l'est surtout dans la guerre. La mort vole

sans cesse autour de nous et sur nos têtes; elle nous menace sous la

forme de toutes sortes d'armes. Que chacun de vous ne diffère donc pas

de se revêtir de la robe précieuse du baptême, sans laquelle il n'a

point de droit au triomphe céleste. Si quelqu'un refuse de se faire

baptiser, qu'il se retire. Je ne veux point de soldats qui ne soient

enrôlés sous les étendards de Jésus-Christ.» On peut remarquer, sans

en être surpris, que Constance fit alors pratiquer à ses soldats ce

qu'il se dispensa lui-même de pratiquer: il ne demanda le baptême que

lorsqu'il fut près de mourir.

[Note latérale: XXI. Députation de Magnence et de Vétranion.

Ath. apol. ad Const. t. 1, p. 300, et epist. ad monach. p. 34.

Jul. or. 1, p. 30 et or. 2, p. 76, ed. Spanh.

[Themist. or. 3, p. 42, et or. 4· p. 56.].

Petr. Patric. p. 27.

Histoire du Bas-Empire. Tome 02 · 第 33 / 331 题