On ajoute plusieurs miracles au récit de ce fameux siége. Selon
Théophanes, le ciel s'arma contre les Perses de tous ses feux et de
tous ses orages: les nuées les couvrirent d'épaisses ténèbres, et
les inondèrent d'un nouveau déluge; la foudre en écrasa plusieurs,
et les éclats affreux du tonnerre en firent mourir d'autres de peur.
Théodoret raconte que, le saint diacre Éphrem ayant prié saint Jacques
de se montrer sur les murailles, et de lancer sa malédiction sur les
Barbares, l'évêque monta dans une tour; et que, voyant leur multitude,
il pria Dieu d'envoyer des moucherons pour défaire cette formidable
armée, et confondre l'orgueil de ce nouveau Pharaon; qu'aussitôt une
nuée de ces insectes s'étant répandue dans la plaine, ces ennemis
presque invisibles pénétrèrent dans la trompe des éléphants, dans les
oreilles et les naseaux des chevaux, les mirent en fureur, et leur
firent prendre la fuite en jetant par terre leurs cavaliers, avec tant
de désordre, que Sapor fut obligé d'abandonner son entreprise.
[Note latérale: XX. Préparatifs de Constance.
Jul. or. 1, p. 28 et 29; 42 et 43, ed. Spanh.
Socr. l. 2, c. 26.
Theod. l. 3, c. 3.
Soz. l. 4, c. 1.