Zon. l. 13, t. 2, p. 13.]

Constance était encore à Antioche, où il prenait des mesures pour

reconquérir l'Occident. Sur la nouvelle de la révolte, il avait quitté

la Mésopotamie toujours infestée par les Perses. Après la bataille de

Singara, Sapor, ayant pendant l'hiver réparé ses pertes, avait dès le

printemps repassé le Tigre. Constance de son côté passa l'Euphrate. On

sait en général que l'empereur reçut cette année-là plusieurs échecs;

mais on en ignore le détail. Il y a quelque apparence que le mauvais

succès de la bataille de Singara avait découragé les troupes romaines;

et l'incapacité de leur chef n'était pas propre à leur rendre le cœur.

Ce fut apparemment alors que les Perses prirent sur les Romains cette

supériorité, qu'ils conservèrent tant que Constance vécut. Ce prince

ne se montra plus sur les frontières de la Perse, que pour y recevoir

des affronts. Renfermé dans son camp et toujours prêt à prendre la

fuite, il laissait l'ennemi faire librement ses incursions. Les Romains

à qui il apprenait à trembler, s'accoutumèrent à se tenir cachés sous

leurs tentes, tandis qu'on enlevait jusqu'aux portes de leur camp les

habitants des villes et des campagnes qu'ils étaient venus défendre.

Ces braves soldats, qui jusqu'alors avaient préféré l'honneur à la vie,

commencèrent à ne plus craindre que la mort. Une nuée de poussière, qui

annonçait l'approche d'un escadron ennemi, les mettait en fuite. Ils

ne pouvaient soutenir la vue d'un Perse; le nom même de _Perse_ était

devenu un épouvantail, dont on se servait soit par raillerie, soit pour

leur faire interrompre le pillage.

[Note latérale: XIII. Siége de Nisibe.

Jul. or. 1. p. 27, et or. 2. p. 62-67, ed. Spanh.

Zos. l. 3, c. 8.

Theod. l. 2, c. 30. et vit.

Patr. c. 1.

Zon. l. 13, t. 2, p. 14, et 15.

Philost. l. 3, c. 23.

Theoph. p. 32. et 33.

Histoire du Bas-Empire. Tome 02 · 第 30 / 331 题