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--Et comment, comment l'aider?

--Le plus simple sera de prendre la montre et d'aller la

remettre demain au grand bailli, en lui racontant ce qui

s'est passé.

[5]--Jamais... jamais... je n'oserai toucher cette

montre!

--Eh bien! moi, j'irai. Couchons-nous et tâchons de

dormir encore s'il est possible.

--Je n'ai plus envie de dormir.

[10]--Alors, causons... allume ta pipe... attendons le

jour... Il Y a peut-être encore du monde à l'auberge...

si tu veux, nous descendrons.

--J'aime mieux rester ici.

--Soit!»

[15]Et nous reprîmes notre place au coin du feu.

Le lendemain, dès que le jour parut, j'allai prendre la

montre sur la table. C'était une montre très-belle, à

double cadran marquait les heures, l'autre les minutes.

Wilfrid parut plus rassuré.

[20]«Kasper, me dit-il, toute réflexion faite, il convient

mieux que j'aille voir le bailli. Tu es trop jeune pour

entrer dans de telles affaires... Tu t'expliquerais mal!

--C'est comme tu voudras.

--Oui, il paraîtrait bien étrange qu'un homme de mon

[25]âge envoyât un enfant.

--Bien... bien... je comprends, Wilfrid»

Il prit la montre, et je remarquai que son amour-propre

seul le poussait à cette résolution: il aurait rougi, sans

doute, devant ses camarades, d'avoir montré moins de

[30]courage que moi.

Nous descendîmes du grenier tout méditatifs. En

traversant l'allée qui donne sur la rue Saint-Christophe,

Contes Français · 第 190 / 396 题