image, un peu effacée, comme attendrie d'un regret. Au
milieu de toutes ces élégances, M. Majesté se sent gêné.
Il s'est blotti derrière une caisse et regarde...
Petit à petit cependant le jour arrive. Par les portes
[5]vitrées du magasin, on voit la cour blanchir, puis le haut
des fenêtres, puis tout un côté du salon. A mesure que
la lumière vient, les figures s'effacent, se confondent.
Bientôt M. Majesté ne voit plus que deux petits violons
attardés dans un coin, et que le jour évapore en les
[10]touchant. Dans la cour, il aperçoit encore, mais si vague, la
forme d'une chaise à porteurs, une tête poudrée semée
d'émeraudes, les dernières étincelles d'une torche que les
laquais ont jetée sur le pavé, et qui se mêlent avec le feu
des roues d'une voiture de roulage entrant à grand bruit
par le portail ouvert...