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--C'est ça qui me fait deuil, mon gendre, de n'pu goûter

d'ma fine, nom d'un nom. L'reste, j'm'en gargarise,

mais de ne point bé ça me fait deuil.

Et la tête de chat-huant de la mère Toine apparaissait

[5]dans la fenêtre. Elle criait:

--Guètez-le, guètez-le, à c't'heure ce gros faigniant,

qu'y faut nourrir, qu'i faut laver, qu'i faut nettoyer comme

un porc.

Et quand la vieille avait disparu, un coq aux plumes

[10]rouges sautait parfois sur la fenêtre, regardait d'un oeil

rond et curieux dans la chambre, puis poussait son cri

sonore. Et parfois aussi, une ou deux poules volaient

jusqu'aux pieds du lit, cherchant des miettes sur le

sol.

[15]Les amis de Toine-ma-Fine désertèrent bientôt la salle

du café, pour venir, chaque après-midi, faire la causette

autour du lit du gros homme. Tout couché qu'il était, ce

farceur de Toine, il les amusait encore. Il aurait fait

rire le diable, ce malin-là. Ils étaient trois qui reparaissait

[20]tous les jours: Célestin Maloisel, un grand maigre,

un peu tordu comme un tronc de pommier, Prosper Horslaville,

un petit sec avec un nez de furet, malicieux, futé

comme un renard, et Césaire Paumelle, qui ne parlait

jamais, mais qui s'amusait tout de même.

[25]On apportait une planche de la cour, on la posait au

bord du lit et on jouait aux dominos pardi, et on faisait

de rudes parties, depuis deux heures jusqu'à six.

Mais la mère Toine devint bientôt insupportable. Elle

ne pouvait point tolérer que son gros faignant d'homme

[30]continuât à se distraire, en jouant aux dominos dans son

lit; et chaque fois qu'elle voyait une partie commencée,

elle s'élançait avec fureur, culbutait la planche,

Contes Français · 第 126 / 396 题