Divers procédés sont employés pour soustraire les bois de construction
aux influences atmosphériques; en général, on injecte la masse ligneuse
d'une substance aseptique formant avec les éléments du bois des
combinaisons stables. C'est ainsi que les traverses de chemins de fer
sont injectées de créosote, de chlorure de zinc ou de sulfate de cuivre.
Un chimiste allemand a imaginé de plonger le bois dans une solution de
sucre de betterave. Le sirop s'infiltre dans les pores du bois et y
forme une combinaison spéciale, car, après dessiccation, on ne retrouve
aucun cristal de sucre. Le bois ainsi traité présente, affirme-t-on, une
grande cohésion moléculaire et acquiert une grande force de résistance
aux injures du temps.