sous un hangar-parasol dominé par un hedjilidj. Arrivé au début de la
saison des pluies, c’est-à-dire dans la période la plus intéressante de
l’année, j’ai fait, au point de vue météorologique, des relevés aussi
exacts que possible, d’où résulte le tableau suivant :
+---------------+-------------+-------------+-----------+----------+
| | LEV. DU | DEUX | NEUF | MOYENNE |
| | SOLEIL. 6 | HEURES de | HEURES du | de la |
| |1/2 du matin.|l’après-midi.| soir. | journée. |
+-----+---------+-------------+-------------+-----------+----------+
|1870.|Août | 23°,3 | 29°,3 | 25°,7 | 26°,0 |
| | | | | | |
| — |Septembre| 24 ,1 | 31 ,4 | 27 ,3 | 27 ,5 |
| | | | | | |
| — |Octobre | 24 ,5 | 35 ,5 | 28 ,8 | 29 ,4 |
| | | | | | |
| — |Novembre | 21 ,5 | 32 ,6 | 25 ,6 | 26 ,3 |
| | | | | | |
| — |Décembre | 18 ,2 | 30 ,4 | 23 ,8 | 24 ,0 |
| | | | | | |
|1871.|Janvier | 18 ,9 | 30 ,0 | 23 ,2 | 23 ,8 |
| | | | | | |
| — |Février | 19 ,0 | 30 ,2 | 22 ,3 | 24 ,5 |
| | | | | | |
|1872.|Décembre | 18 ,6 | 29 ,6 | 22 ,1 | 23 ,1 |
| | | | | | |
|1873.|Janvier | 15 ,7 | 24 ,6 | 18 ,2 | 19 ,3 |
| | | | | | |
| — |Février | 18 ,0 | 29 ,2 | 22 ,6 | 23 ,1 |
+-----+---------+-------------+-------------+-----------+----------+
Soit une température diurne moins élevée, une température nocturne moins
basse que celles que j’ai eues au Tibesti, au Borkou et au nord du
Kânem, mais plus haute en moyenne ; ce qui prouve que le climat du
Soudan est plus tempéré que celui du Désert.
Pour la pression barométrique, dans les cinq derniers mois de 1870, et
les deux premiers de 1871, elle a varié, en moyenne, de 734 à 737
millimètres, ce qui indique un état assez constant de l’atmosphère ; et,
effectivement, les vents qui règnent, la majeure partie de l’année, sont
les vents d’est, tournant parfois à l’alizé ; ce n’est que pendant la
saison des pluies qu’il en est autrement. Dès le mois de juin 1870, en
traversant la zone méridionale du Désert pour nous rendre à Kouka, nous
pûmes constater presque quotidiennement, durant la première moitié de la
journée, l’existence d’un fort vent d’ouest ou de sud-ouest, accompagné
de quelques nuages. A mesure que le soleil montait, les nuages se
dissipaient, et le vent d’ouest cédait la place à l’alizé. Plus nous
avancions au midi, plus ce régime se régularisait en s’accentuant ; dès
que nous eûmes atteint la région des pluies périodiques, et ce, à
l’époque même où elles tombent, nous vîmes, presque chaque jour, des
formations de nuages plus ou moins denses du côté de l’ouest, et,
généralement quand les nuages s’élevaient, avec la chaleur augmentant,
nous pouvions constater l’apparition d’un vent d’est dans les couches
supérieures de l’air. En juillet 1870, à Kouka, je pus observer que
toujours la pluie venait de l’est, à la suite d’un amoncellement de
nuages et d’un courant atmosphérique du côté opposé. En août, il n’y eut
que cinq jours sans vent d’ouest, dont trois sans pluie ; en septembre,
j’en comptai neuf, dont six où il ne plut pas ; en octobre, le vent
d’est, qui parfois avait fait défaut, reprit définitivement le dessus,
pour concorder de plus en plus, en novembre, avec la hauteur du soleil,
et en décembre, se réveiller le soir (vers six heures) avec une
intensité souvent forte et durable.
En juillet 1870, je comptai à Kouka dix-sept jours plus ou moins
pluvieux, en août, dix-neuf jours de pluie, en septembre, dix-sept, en
octobre point, et les mois suivants, il n’y eut que des chutes de rosée,
avec des brouillards encore assez fréquents. La plupart du temps, je le
répète, la pluie tombe sous l’influence des vents d’est, après toutefois
que le souffle de l’ouest, une espèce de mousson, a apporté de la vapeur
d’eau des régions de l’Océan atlantique. Presque toujours, elle est
accompagnée de phénomènes électriques.
Pour les habitants de cette partie du Soudan, il y a, conséquemment,
trois saisons : la saison des pluies, _Ningueli_, qui comprend juin,
juillet, août et septembre ; la saison froide, _Binem_, qui s’ouvre en
octobre et finit avec janvier, et la saison sèche et chaude, _Bê_, qui
embrasse le reste de l’année. Ces saisons, à la vérité, ne sont pas très
nettement tranchées. Dès le commencement de l’été, il tombe d’ordinaire
quelques pluies ; ensuite viennent six semaines ou deux mois de
sécheresse, auxquels succède à partir de la mi-juin, la période des
pluies proprement dite. De même la période hivernale est plus ou moins
précoce ou tardive, et se raccorde à la saison sèche sans la moindre
transition printanière. Le véritable printemps de ces pays, c’est
l’époque des pluies, qui amène le rajeunissement de la nature, et donne
à la flore tropicale cet épanouissement, suivi d’une maturation si
hâtive, qu’on admire en elle.
Par malheur, je l’ai déjà dit, la saison la plus luxuriante de l’année,
en est aussi la plus malsaine, tant pour l’étranger que pour l’indigène.
C’est le moment où sévit la fièvre paludéenne (_Kangué_), toujours
existante, mais bien assoupie dans les mois de sécheresse. Cette
malaria, à laquelle moi et mes compagnons venus du nord, nous avons payé
des tributs divers, ne diminue d’intensité qu’à l’approche de la saison
froide. On a vu que, pour mon compte, je me traitais au moyen de
quinine. Les indigènes et les Arabes se contentent d’user de miel, de
beurre, de coloquinte et d’autres remèdes vulgaires, qui ne laissent pas
que de leur réussir quelquefois.
Une autre maladie locale, qui ne frappe que des gens du pays, et qui me
paraît avoir aussi le miasme pour cause, c’est une fièvre, non pas
intermittente, mais continue, qui règne dans la seconde moitié de la
saison des pluies, le plus souvent accompagnée d’éjections de sang ou de
bile, et quelquefois de phénomènes de jaunisse.
Parmi les affections aiguës des voies digestives, la plus fréquente est
le catarrhe. Les maladies de l’estomac dégénèrent très rarement en
ulcérations ou en cancers ; en revanche, la dyssenterie, quand elle se
déclare, est assez tenace et parfois dangereuse, et, dans la saison
froide, la fluxion de poitrine et la pleurésie (_schittima_, de
_schitti_, côté) sont bien connues et très redoutées. Je n’ai trouvé
qu’un seul cas de phthisie pulmonaire due à l’hérédité, quoique le fait
de transmission ne soit pas rare au Bornou non plus qu’au Désert. J’ai
constaté quelques cas seulement d’hypertrophie du cœur, énormément de
rhumatismes chroniques des articulations ou des muscles, mais sans le
caractère d’acuité typique, quelques angines, dont certaines suivies
inopinément de mort, ce qui me laisse supposer que chez ces patients,
que je n’avais pas revus, le mal avait tourné à la diphtérie. En fait
d’affections de rein et de vessie, je n’ai vu que deux cas d’albuminurie
chronique, un cas de calcul néphrétique, six ou huit cas de blennurie,
un cas de pierre chez un enfant, et une infinité de cas d’hématurie.
Des maladies du système nerveux, je n’ai que peu de chose à dire.
L’aliénation mentale est à peine connue, à part quelques cas de
monomanie religieuse, ou une demi-idiotie résultant d’accès épileptiques
qu’on attribue généralement à l’influence du démon, aussi bien que les
atteintes d’hystérie, peu fréquentes d’ailleurs chez les femmes. Quant
au tétanos, mal assez répandu parmi les Arabes du littoral nord, je n’en
ai pas trouve un seul exemple au Soudan.
Les maladies des femmes sont rares également, sauf des troubles de
menstruation, des fausses couches et des chutes de matrice, ces
dernières si nombreuses qu’on a pour les désigner dans le pays un mot
populaire et injurieux, _domboullam_. A la fécondité extrême des
mariages correspond une mortalité considérable des jeunes enfants,
surtout au moment du sevrage et de la dentition. Pour les garantir des
maladies ultérieures de leur âge, on pratique sur eux l’ablation de la
luette. Je n’ai pas appris que, malgré le grand nombre de pèlerins qui
chaque année traversent la contrée pour se rendre à la Mecque ou en
revenir, il y ait eu dans cette zone médiane du Soudan aucune épidémie
de choléra ; de même, je n’ai pu y constater d’une manière précise
l’existence du typhus.
Par contre, la syphilis (_dount_), les affections de la peau, des os, et
du tissu cellulaire sous-cutané, sont loin de faire défaut ; les
maladies des yeux surtout sont en abondance ; un quart des gens que je
soignais à Kouka en étaient atteints (conjonctivite, mal de la cornée,
procidence de l’iris, etc...). J’ai déjà signalé la multitude incroyable
d’aveugles qu’il y a au Bornou.
Parmi les ulcères cutanés, j’en citerai un qui offre une entière
analogie avec ce qu’on appelle clou de Biskra, bouton d’Alep, etc., et
que je connais par expérience, pour en avoir eu la jambe horriblement
démangée. Il en est d’autres, que j’ai constatés chez les gens du pays,
à un tel degré de multiplicité, que j’ai dû les ranger tous dans la
catégorie de la lèpre. Le genre de lèpre que j’avais pu observer à
Tunis, dans le temps que j’y pratiquais, se bornait à l’affection de la
peau que les Arabes nomment _Barass’_ ; c’est un mal qui se caractérise
par de grandes taches blanches ou brunes, ou des deux couleurs à la
fois, et qui passe pour être si contagieux, que c’est, là-bas, une cause
de dispense du service militaire. La coloration brune paraît être la
période initiale de cette affection, qui attaque non pas seulement le
pigment, mais la peau elle-même, laquelle finit par s’atrophier
complètement et tomber. Au Bornou, j’ai retrouvé ces taches effrayantes
en bien plus grand nombre, mais comme symptôme relativement favorable de
la phase terminale de la lèpre, à moins, ce qui arrive souvent, que le
mal n’en reste pas là. Ici encore, il débute quelquefois par un
métachromatisme ; il se forme des marbrures rouge-cuivre qui, à mesure
qu’augmente l’atrophie de la peau, s’en vont s’étiolant pour faire place
à cette couleur blanc de porcelaine, qui épouvante les femmes. Souvent
aussi, la maladie commence par une éruption squameuse de l’épiderme, à
laquelle succèdent soit une coloration noire foncée, soit des ulcères
qui laissent voir à leur pourtour une formation de pigment, puis
reprennent en partie, en se cicatrisant, la teinte livide susnommée. Les
indigènes confondent ces deux formes de lèpre, qu’ils appellent, l’une
_kou kimé_ (le kou rouge), l’autre _kou tsilim_ (le kou noir), tandis
que la phase de l’ulcération superficielle, qu’ils ne séparent pas des
autres phénomènes, est pour eux le _kouli_ (le ver). Dans l’Ouadaï, les
trois périodes du mal sont comprises sous le nom général de _goub_, mais
distinguées en _goub ahmar_ (goub rouge), en _goub assouad_ (goub noir)
et en _goub mig_ (goub de cochon[129]). Il y a cependant, dans l’un et
l’autre pays, un second type de la maladie, qu’on désigne par le mot
arabe _dschidam_ (en langue kanouri, _douli_), et qui se traduit d’abord
par des tumeurs, ganglioformes dans le tissu cutané sous-cellulaire. Ces
tumeurs, d’ordinaire de la grosseur d’une noisette, se présentent
souvent en si grand nombre que, lorsque le visage est le siège du mal,
il en résulte des difformités effroyables. Si, au lieu de se cicatriser
suivant la coutume, ces extumescences viennent à s’ouvrir, il s’ensuit
des ulcérations profondes qui aboutissent à la mise à nu et à la nécrose
des os.
Ajoutons à ces affections locales les animaux parasites de l’homme, qui,
comme les insectes, se développent outre mesure dans certaines régions
voisines du lac Tsâd. Tels sont, par exemple, les ténias, les vers de
Guinée ou de Médine (_Filaria medinensis_, _Ngouddi_), qui abondent
surtout pendant et après les pluies, et que l’homme ingurgite le plus
souvent en buvant de l’eau stagnante. J’ai vu des gens qui en avaient
plus d’une douzaine dans diverses parties du corps, ce qui avait
déterminé chez eux des abcès suppurants et mis même leur vie en danger.
Le remède parfois employé en ce cas (usage externe et interne), est
l’_assa fœtida_ ; mais l’excellence en est fort contestée. La plupart du
temps, on se contente, dès que le ver, souvent long d’un mètre, apparaît
à la surface du corps par l’abcès qu’il y a produit, de le saisir et de
l’extraire peu à peu ; il importe toutefois d’y aller tout doucement,
sinon l’animal peut se briser et le morceau resté au dedans risque
d’amener de graves inflammations.
APPENDICE
* * * * *
LES PRINCES DU BORNOU D’APRÈS MA LISTE :
1. Sêf Ben Hasan 20 années de règne
2. Ibrâhîm Ben Sêf 10 » » »
3. Dunăma Ben Ibrâhîm » » » »
4. Funê Ben Dunăma » » » »
5. Hartsô (Artsô) Ben Funê » » » »
6. Katôri Ben Artsô 20 » » »
7. Bulû Ben Hajôma (Ajôma) 946–962
8. Harki (Arki) Ben Hajôma 962–1005
9. Schû Ben Harki 1005–1067
10. ’Abdallâh Ben Schû 1067–1129
11. Humê (Umê) Ben Bîri 1129–1151
12. Dunăma Ben Humê 1151–1205
13. Bîri Ben Dunăma 1205–1232
14. Bekrû Ben Bîri 1232–1246
15. Tsĭlĭm Ben Bekrû 1246–1266
16. Dunăma Ben Tsĭlĭm, dit Dibbalâmi 1266–1308
17. Bîri Ben Dunăma 1308–1309
18. Dirko Kĕlĕm (?) Ben Dunăma 1309–1337
19. Kadê Ben Dunăma 1337–1344
20. ’Abdallâh Ben Kadê 1344–1348
21. Korê Kebîr 1348–1349
22. Korê Srhîr 1349–1349
23. Tsĭlĭm Ben ’Abdallâh 1349–1351
24. Bîri Ben Dunăma 1351–1367
25. Ibrâhîm Ben Bîri 1367–1368
26. ’Otmân Ben Daûd 1368–1369
27. Abû Bekr Ben Daûd 1369–1370
28. Idrîs Ben Hartso ?
29. Dunăma Ben Ibrâhîm Ben Daûd 1370–1377
30. Kadê Ben ’Otmân 1377–1383
31. ’Otmân Ben Kadê 1383–1394
32. Mohammed Ben Kadê 1394–1399
33. Mohammed Ben Mohammed 1399–1402
34. Idrîs Ben Ibrâhîm 1402–1426
35. Mohammed Ben Idrîs 1426–1427
36. Kadê Afno Ben Idrîs 1427–1428
37. ’Omar Ben Idrîs 1428–1435
38. Sa’ad Ben Idrîs 1435–1435
39. Dunăma Ben ’Omar 1435–1439
40. ’Abdallâh Ben ’Omar 1439–1446
41. Mohammed Ben ’Abdallâh 1446–1451
42. Aman Ben ’Otmân 1451–1452
43. ’Omar Ben ’Abdallâh 1452–1455
44. Bîri Ben Dunăma 1455–1461
45. Dunăma Ben Bîri 1461–1465
46. ’Alî Ben Dunăma 1465–1492
47. Idrîs ’Amâmi 1492–1515
48. Mohammed Ben Idrîs 1515–1539
49. Dunăma Ben Mohammed 1539–1555
50. ’Abdallâh Ben Dunăma 1555–1562
51. ’Alî Ben Idrîs 1562–1563
52. Idrîs Ben ’Alî dit Amsâmi 1563–1614
53. Mohammed Ben Idrîs 1614–1624
54. Ibrâhîm Ben Idrîs 1624–1631
55. ’Alî Ben ’Omar 1631–1670
56. Idrîs Ben ’Alî 1670–1690
57. Dunăma Ben ’Alî 1690–1708
58. Hâdsch Dunăma Ben Dunăma 1708–1731
59. Mohammed Ben el-Hâdsch Dunăma 1731–1746
60. Dunăma es-Srhîr (Korê) Ben Mohammed 1746–1749
61. ’Alî Ben el-Hâdsch Dunăma 1749–1793
62. Ahmed Ben ’Alî 1793–1810
63. Dunăma Ben Ahmed 1810–1817
64. Ibrâhîm Ben Ahmed 1818–1846
Scheïch Mohammed el-Amîn el-Kânemî 1810–1835
Scheïch ’Omar Ben Mohammed el-Kânemî 1835 (_encore
régnant_)
LES PRINCES DU BORNOU, D’APRÈS LES DOCUMENTS DE BARTH :
1. Saef Ben Dhu-Yasan 20 années de règne
2. Ibrâhîm (Bîram) Ben Saef 16 » » »
3. Dûku (Dûgu) Ben Ibrâhîm » » » »
4. Funê Ben Dûgu 60 » » »
5. Aritsô Ben Funê 50 » » »
6. Katôri Ben Aritsô » » » »
7. Adyôma (Ayôma) Ben Katôri 20 » » »
8. Bulû Ben Ajôma 16 » » »
9. Arki Ben Bulû 44 » » »
10. Schû (Hûa) Ben Arki 4 » » »
11. Selma’a (Selma) ou ’Abd el-Dschelîl Ben Schû 4 » » »
12. Humê (Umê) Ben ’Abd el-Dschelîl 1086–1097
13. Dunama Ben Humê 1098–1150
14. Bîri Ben Dunama 1151–1176
15. ’Abd Allâh (Dala) Ben Bikoru 1177–1193
16. Selma’a ou ’Abd el-Dschelîl Ben Bikoru 1194–1220
17. Dunama ou Ahmed Ben Selma’a, appelé (du nom 1221–1259
de sa mère) Dibbalâmi
18. Kadê ou ’Abd el-Kadîm Ben Dunama 1259–1288
19. Bîri (Ibrâhîm) Ben Dunama 1288–1306
20. Nîkâle (Ibrâhîm) Ben Bîri 1307–1326
21. ’Abd Allâh Ben Kadê 1326–1345
22. Selma’a Ben ’Abd Allâh 1346–1349
23. Kurê ghanâ Ben ’Abd Allâh 1350
24. Kurê kurâ Ben ’Abd Allâh 1351
25. Mohammed Ben ’Abd Allâh 1352
26. Edrîs Ben Nikâle 1353–1376
27. Daûd Ben Nikâle 1377–1386
28. ’Otmân Ben Daûd 1387–1390
29. ’Otmân Ben Idrîs 1391–1392
30. Abû Bekr Liyâtu Ben Daûd 1392
31. ’Omar Ben Edrîs 1394–1398
32. S’aid 1398–1399
33. Kadê Afno Ben Edrîs 1399–1400
34. Bîri Ben Edrîs 1400–1432
35. ’Otmân Kalnama Ben Daûd 1432
36. Dunama Ben ’Omar 1433–1434
37. ’Abd Allâh (Dala) Ben ’Omar 1435–1442
38. Ibrâhîm Ben ’Otmân 1442–1450
39. Kadê Ben ’Otmân 1450–1451
40. Dunama Ben Bîri 1451–1455
41. Mohammed 1455
42. Mer ou Amer 1456
43. Mohammed Ben Kadê ?
44. Rhadschî 1456–1461
45. ’Otmân Ben Kadê 1461–1466
46. ’Omar Ben ’Abd Allah 1466
47. Mohammed Ben Mohammed 1467–1471
48. Alî Ben Dunama 1472–1504
49. Idrîs Ben Alî, dit Katakarmâbi 1504–1526
50. Mohammed Ben Edrîs 1526–1545
51. ’Alî Ben Idrîs 1545
52. Dunama Ben Mohammed 1546–1563
53. ’Abd Allâh (Dala) Ben Dunama 1564–1570
54. Edrîs Ben ’Ali, dit Amsami ou Alaôma 1571–1603
55. Mohammed Ben Edrîs 1603–1618
56. Ibrâhîm Ben Edrîs 1618–1625
57. Hâdsch ’Omar Ben Edrîs 1625–1645
58. ’Alî Ben el-Hâdsch ’Omar 1645–1684
59. Edrîs Ben ’Alî 1685–1704
60. Dunama Ben ’Alî 1704–1722
61. Hâdsch Hamdûn Ben Dunama 1723–1736
62. Mohammed Ben el-Hâdsch Hamdûn 1737–1751
63. Dunama ghana Ben Mohammed 1752–1755
64. ’Alî Ben el-Hâdsch Dunama 1755–1793
65. Ahmed Ben ’Alî 1793–1810
66. Dunama Ben Ahmed 1810–1817
67. Ibrâhîm Ben Ahmed 1818–1846
Scheïch Mohammed el-Amîn el-Kânemî 1810–1835
Scheïch ’Omar Ben el-Kânemî 1835 (_encore
régnant_).
* * * * *
TABLE DES GRAVURES
* * * * *
Vue de Tunis 2
Une place à Tunis 3
Un bazar à Tunis 7
Une rue de Tunis 10
Vue de Tripoli 13
Une rue de Tripoli 17
Intérieur d’une maison à Tripoli 19
Mohammed de Gatroum 24
Selle chamelière 25
Puits d’arrosage dans la Tripolitaine 46
Jardiniers tripolitains 47
Hâd (_Cornulaca monocantha_) 51
Djedid (oasis de Sebha) 53
Acacias sajal 55
Vue de Mourzouk 59
Citadelle de Mourzouk 65
Grande rue à Mourzouk 69
Types féminins du marché de Mourzouk 75
Branche d’akoul 87
Tamarix 88
Chameau du sud et chameau du nord 90
Vers du Fezzan (Doud) 91
Couronne de dattier avec ses fruits 92
Gatroun 119
Karad (_Acacia nilotica_) 122
Vue de Tedcherri 126
Birsâ 127
Fontaine de Meschrou 129
Kolokomi présentant le verre au docteur 137
Halte sous l’acacia sajal 141
La salutation 147
Rochers de la Merouja 149
Rochers de Gour à Afo 153
Huttes en clayonnage au Tibesti 157
Entrevue avec les Maïnas 167
Le trou au Natron 176
L’enneri Oudêno 167
Sculptures sur des roches de l’enneri Oudêno 179
Femmes et enfants toubous près de la fontaine 181
Arami parlementant avec la foule 187
Une escorte d’élite 189
Conseil devant la tente au val Bardaï 191
Lapidation 197
Le Dardaï désenchanté 201
Arami homme de ménage 208
En visite chez Arami 210
Agression contre le passant voilé 213
La sœur de Kintâfo et le « joli esclave » 219
Les Toubous fouillant dans les caisses du docteur 221
Dernière négociation avec Kolokomi 223
Aspect de la caravane 225
Retour à Tedcherri 225
Mouton tedâ 243
Babouins du Tibesti 244
Lances et épieux des Tedâs 258
Armes de jet des Tedâs 259
Selle chamelière des Tedâs 260
Hyphènes 273
Anaï (oasis de Kawar) 277
Troupeau d’antilopes près d’Agadem 287
Capparis sodada 289
Un bois au nord du Tsâd 291
Le lac Tsâd, près Nguigmi 297
Chef Kânembou 301
Tamarinier 303
Cuirassier bornouan 309
Remise des présents au cheik Omar 315
Cour de mon logis à Kouka 321
Vue de Kouka et de ses environs 324
Le Dendal à Kouka 329
Prière du soir 331
Sandales de Kano 336
Tobe bornouane 337
Chemisette bornouane 339
Bœuf zébu du Bornou 340
Mouton bornouan 341
Ecuelle bornouane 344
Ouvrages de vannerie bornouans 344
Bœuf kouri 345
Vase de cuir bornouan 346
Coussin d’Haoussa 346
Dessin de coussin 347
Sacs à dépêches bornouans 349
Le cheik Omar et son escorte 361
Rive du Tsad 373
Selle de voyage des princesses chez les Oulâd Sliman 385
Algazelle (_oryx leucoryx_) 388
Fenek 390
Oschar (_calotropis procera_) 396
Village de Taraka 405
Dunes mouvantes 413
Carquois et flèche des Haddad 446
Arc de Haddad 447
Billama 469
Mohammedou 469
Site du lac Tsâd 489
Le lac Tsâd (autre aspect) 500
Gazelles du steppe 509
Scène de la rue à Kouka 513
FIN DE LA TABLE DES GRAVURES DU PREMIER VOLUME.
TABLE DES MATIÈRES
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AVANT-PROPOS V
A TRAVERS
LA TRIPOLITAINE ET LE FEZZAN
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CHAPITRE PREMIER.
Séjour à Tunis. — La révolution de 1864. — Départ pour 1
Tripoli. — La ville et ses habitants. — Comment je résolus
d’aller au Bornou. — A la Meschija. — Mohammed de Gatroun. —
Apprêts de voyage. — Visite d’adieu ; types de
fonctionnaires tripolitains. — Coup d’œil historique. — Mes
chameaux. — La dernière nuit
CHAPITRE II.
De Tripoli à Beni-Oulid. — Halte à Sokna. — Aspect de cette 38
partie du désert. — Entrée dans le Fezzan. — Le chameau-
poste. — Sur la serir Ben-Afien. — Les oasis de Semnou,
Temenhint et Sebha. — Le _lakbi_. — Dernière étape
CHAPITRE III.
Arrivée à Mourzouk. — Mon logement. — Visites diverses. — 58
Chez Mlle Tinne. — A travers la ville. — Dans la banlieue ;
le jardin d’Hadch-Brahim. — Scènes du marché. — Types,
costumes et mœurs. — Ma vie de médecin. — Apprêts de départ
pour le Tibesti
CHAPITRE IV.
Véritable nature du Sahara ou Grand-Désert. — Où il commence 82
entre Tripoli et Mourzouk. — Configuration et reliefs divers
de la région fezzanaise. — Caractère de la faune et de la
flore. — Rôle prédominant du dattier. — Coup d’œil
historique sur le pays. — Climat, mœurs, et types
CHAPITRE V.
Arrangements avec Kolokomi. — Départ de Mourzouk. — Halte à 113
Gatroun. — Le marabout Bou-Zeïd. — Tedcherri. — Un nouveau
compagnon. — La fontaine de Meschrou. — Passage du mont
Tummo
CHAPITRE VI.
Au district tibestien d’Afafi. — Le spectre de la soif. — Le 133
dernier verre d’eau. — Halte sous l’acacia sajal. — Salut
inespéré. — Comment s’abordent les Toubous. — Caprices
d’architecture titanique. — Arrivée au val Tâo. — Galma et
la vieille Kintâfo
CHAPITRE VII.
Coup d’œil sur le val Tâo. — Huttes et habitacles divers. — 156
La disette estivale dans l’ouest du Tibesti. — Départ pour
le Zouar. — Première entrevue avec les Maïnas. — Un
plaidoyer laborieux. — Nouvelle marche en avant. — Retraite
précipitée. — Jours d’ennui, d’attente et de famine. — Le
seigneur Arami
CHAPITRE VIII.
En route pour les monts Tarso. — Le trou au Natron. — Dans 175
l’enneri Oudêno. — Réception menaçante au val Bardaï. —
Conduite d’Arami. — Le bonhomme Tafertemi et les Maïnas. —
Un mois de captivité. — Épisodes de mon séjour forcé au
Bardaï. — Projets de fuite. — Train de vie d’un noble
Toubou. — Apprêts épineux de retraite nocturne. — Incidents
du retour. — Arrivée à Gatroun, puis à Mourzouk
CHAPITRE IX.
Topographie du Tibesti. — A propos des sources thermales du 231
Tarso. — Monts et vallées. — Flore et faune régionales. —
Particularités ethnographiques ; Tedâs et Dazâs. — Type
physique de la race. — Genre de vie et humeur des habitants
du Tou. — Considérations historiques. — Détails de mœurs
publiques et privées
VOYAGE AU BORNOU
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CHAPITRE PREMIER.
Circonstances de l’assassinat de Mlle Tinne. — L’hiver de 261
1870-71 à Mourzouk. — Apprêts de départ pour le Bornou. —
Importance et caractère officiel de notre caravane. —
Bateleurs marocains. — Les premières étapes. — Arrivée à
Kawar. — Réapparition du noble Arami. — Détails sur l’oasis
de Kawar ou enneri Tougé
CHAPITRE II.
De Kawar à Agadem. — Nouveaux aspects de la faune et de la 285
flore. — Arrivée à Nguigmi. — Première vue sur le lac Tsad.
— Un chef bornouan. — Le fleuve Yoô. — Envoyés du cheik
Omar. — Dernière étape vers Kouka
CHAPITRE III.
Arrivée et réception à Kouka. — Chez le cheik Omar. — 307
Visites diverses. — La maison de Lâmino. — Petites
intrigues. — Coup d’œil sur la capitale du Bornou. — Scènes
de la rue. — Mon logis et mon mode d’existence. — Mes
relations
CHAPITRE IV.
Vie et mœurs du Bornou. — Le marché de Kouka. — Le magasin 336
aux esclaves. — Constitution politique du pays. — Forces
militaires. — Fin de l’année 1870. — Comment les Bornouanes
se marient. — Nouveaux projets de voyage
CHAPITRE V.
Préparatifs militaires du sultan de l’Ouadaï. — Inquiétude à 357
Kouka. — Premières hostilités entre l’Ouadaï et le Baguirmi.
— Mort de Lâmino. — Arrivée d’une caravane d’Arabes Mghârba
et Oulad-Sliman. — Mes apprêts de départ pour le Borkou. —
Notice historique sur la tribu des Oulad-Sliman ; sa
situation au Kânem
CHAPITRE VI.
Départ de Kouka. — Arrivée à Nguigmi. — Caractère de la rive 371
nord du lac Tsâd. — Halte au campement des Miaïssa, près de
la fontaine de Barka. — Types et mœurs de mon entourage. —
Un message de l’Ouadaï. — Intervention malencontreuse d’un
missionnaire de la secte Snousi. — État de mon train
personnel en hommes et en bêtes
CHAPITRE VII.