LE DUC DE BROGLIE AU PRINCE DE TALLEYRAND.

«Paris, le 30 juillet 1833.

»Mille grâces, mon prince, de votre aimable lettre du 26, et de votre

excellente besogne. Il me paraît que, grâce à vous, l'affaire de

Belgique est en très bon train; et je commence à espérer tout à fait

que nous en verrons la fin. Je vous prie de croire que je pense des

Belges ce que vous en pensez vous-même, et que mon unique

préoccupation, quand je vous les recommande, c'est de tâcher de leur

ôter tout prétexte de faire quelque sottise qui vienne gâter votre

ouvrage ou vous susciter de nouveaux embarras.--Nos fêtes se sont

passées à merveille[117], et réellement, si vous revenez d'ici à

quelques semaines passer un petit bout d'automne en France, vous ne

nous reconnaîtrez pas...»

[117] Les fêtes pour l'anniversaire des journées de Juillet.

Elles furent marquées, cette année, par le rétablissement de la

statue de l'empereur sur la colonne Vendôme.

Mémoires du prince de Talleyrand, Volume 5 · 第 104 / 313 题