«Paris, le 9 mars 1833.
»Mon prince,
»Je voudrais que mon courrier pût vous porter quelque nouvelle, mais
nous en sommes fort stériles. Le ministère marche assez bien ici, et
tout semble annoncer que nous atteindrons la fin de la session sans
encombre. La majorité se tient bien, et ne se désunit que sur des
questions de peu d'importance; nos ennemis sont en grande division et
en pleine déroute: Dupin, surtout, est en décadence complète. Du
dehors, je ne sais rien; la politique me paraît stationnaire et en
expectative, soit du côté de la Hollande, soit du côté de la Belgique,
soit du côté de l'Orient.--Nous ne croyons pas pouvoir congédier la
duchesse de Berry, avant ses couches; il y a une espèce de
semi-complot carliste, pour nous y entraîner, afin qu'une fois hors de
nos mains, elle puisse tout nier. Ce n'est qu'après l'événement que le
parti aura perdu toute espérance, et nous sommes obligés
d'ajourner jusque-là l'amnistie.--Il me semble que le ministère va
très bien en Angleterre...»