«Bruxelles, le 18 décembre 1832.
»Prince,
»Au moment du départ du courrier et mon paquet déjà fermé, je reçois
des nouvelles d'Anvers qui m'annoncent que par suite de retards
provoqués par les pluies de ces jours derniers, nous ne pourrons
commencer à battre en brèche qu'après-demain. Je dois donc modifier, à
cet égard, ce que j'ai eu l'honneur de vous mander dans ma dépêche de
ce matin.
»Le maréchal Gérard se montre affecté des articles insérés dans
quelques journaux anglais qui prétendent que nos soldats ne vont
à la tranchée qu'à force d'eau-de-vie et de mauvais traitements de la
part des officiers. Il voudrait que ces mensonges fussent démentis par
les soins de l'ambassade française à Londres. Je me fais l'interprète
de ses vœux à cet égard avec d'autant plus d'empressement que je sais
que le colonel Caradoc (commissaire militaire anglais au quartier
général français) doit écrire en ce sens à lord Palmerston...»