P. 189, l. 13: comparer.--_Ms. B 3_: comprer.

P. 189], l. 16: l’Aigle.--_Ms. B 3_: l’Agle.

P. 189, l. 24: en uns biaus plains.--_Ms. B 3_: en ung beau plain.

P. 190, l. 2: trop.--_Ms. B 3_: très.

P. 190, l. 24: Carbeniaus.--_Ms. B_ 3: Carbonneau.

P. 190, l. 25: de Segure.--_Ms. B 3_: de Seure.

P. 190, l. 25: Foudrigais.--_Ms. B 4_: Soudrigans. Fº 168.

P. 190, l. 26: de Spargne.--_Ms. B 3_: d’Espaigne. Fº 181 vº.

P. 190, l. 26: Fallemont.--_Ms. B 4_: Sallemont. Fº 168.

P. 190, l. 28: Radigos.--_Ms. B 4_: Rodiges.

P. 191, l. 18: très.--_Ms. B 3_: dès. Fº 181 vº.

§ =368=. P. 191, l. 24: Li rois.--_Ms. d’Amiens_: Quant li roys de

Franche vei que nuls n’en aroit et qu’il fuioient devant lui, si laissa

le cache et s’en vint mettre le siège devant le ville et le chité

d’Ewruez. A Ewrues a ville, chité et castiel, qui pour le tens se

tenoit dou roy de Navarre. Et en estoit chappittainne ungs chevaliers

de Navare, qui s’appelloit messires Jehans Carbeniaux, apers hommes

d’armes durement. Si assega li roys de France enssi Ewruez et y fist

pluisseurs grans assaux et fors, et constraindi moult chiaux de le

ville.

En ce tamps que li siègez se tenoit devant Ewruez, chevauchoit en le

Basse Normendie, environ Pontourson, messires Robers Canollez, qui jà

estoit mout renoumméz, et tenoit grant route et tiroit à venir deviers

le duch de Lancastre pour renforchier leur armée, et avoit bien trois

cens combatans englès, allemans et gascons, qui li aidoient à gueriier.

Quant il entendi que li dus de Lancastre estoit retrès, et messires

Phelippes de Navare, si se retraist ossi et s’en vint asegier, entre

Bretaingne et Normendie, un castiel que on appelloit Danfronth.

Li roys Jehans de Franche, qui se tenoit devant Ewruez, fist tant que

cil de le ville d’Ewruez li ouvrirent leurs portez, et entrèrent ses

gens dedens, mès pour ce n’eurent il mies le chité ne le castiel; car

les gens d’armes navarois se retraissent layens et se deffendirent

mieux que devaut, et s’i tinrent depuis moult longement, tant qu’il

coummenchièrent moult à afoiblir de pourveances. Quant il virent qu’il

ne seroient reconforté de nul costé, et que li roys de France ne se

partiroit point de là, si les aroit, si coummenchièrent à tretiier

deviers les marescaux. Et se portèrent tretiet enssi que il se

partiroient, cil qui partir se voroient, le leur devant yaux, et non

plus ne autrement, et se trairoient quel part qu’il voroient. Li roys

de Franche, qui là se tenoit à grant frait, leur acorda, car encorrez y

avoit fuisson de castiaux à prendre, dont se partirent messires Jehans

Carbeniaux et li Navarroix, et se traissent tout dedens le fort castiel

de Bretoeil. Et li roys de Franche fist prendre le possession de Ewrues

par ses marescaux. Fº 102.

P. 191, l. 27: devant.--_Mss. B 3, 4_: devers. Fº 181 vº.

P. 191, l. 27: d’Evrues.--_Mss. B 4, 5_: d’Ewrues. Fº 168.

P. 192, l. 2: le poursieute.--_Ms. B 3_: la poursuite.

P. 192, l. 6: avant.--_Mss. B 3, 4_: devant.

P. 192, l. 10: assés.--_Le ms. B 3 ajoute_: de nouvelle.

P. 192, l. 15: apressé.--_Ms. B 3_: oppressez.--_Ms. B 4_: appressés.

Fº 168.

P. 192, l. 18: le.--_Ms. B 4_: les.

P. 192, l. 18: si.... prist.--_Ms. B 3_: conseillé de les prendre à

mercy.

P. 193, l. 1: apressé.--_Ms. B 3_: oppressez. Fº 182.

P. 193, l. 8: Carbiniel.--_Mss. B 3, 4_: de Carbonnel.

P. 193, l. 9: Guillaume de Gauville.--_Ms. B 6_: Et trop bien le

garda et le deffendy messire Carbeniaus, et ossy messire Pière de

Sakenville, qui y sourvint à tout quarante lanches. Encores estoit le

duc de Lenclastre, messire Phelippe de Navare et messires Godefrois de

Harcourt, en Normendie; et gerrioient le pais vers Pontoise et devers

Bretaigne, et y firent en ce tamps moult de damaige. D’aultre part,

avoit une grant guerre sur le pais de Bretaigne, entre Auvergne et

Limosin, qui se commença à monter, que on appelloit Robert Canolle, et

gerrioit et rançonnoit durement le pais. Fº 528.

P. 193, l. 9: Gauville.--_Ms. B 3_: Graville. Fº 182.

P. 193, l. 9: sist.--_Ms. B 3_: demoura.

P. 193, l. 14: sauvement traire.--_Ms. B 3_: aller à sauveté.

P. 193, l. 26: reut.--_Ms. B 3_: reeut.

P. 193, l. 28: Gauville.--_Ms. B 3_: Graville.

§ =369=. P. 193, l. 30: Apriès.--_Ms. d’Amiens_: Et puis alla (le roi

Jean) par devant le castiel de Routtez; se n’y furent que six jours

quant il se rendirent. Et de là endroit li roys de Franche et ses gens

vinrent devant le fort castiel de Bretuel; si le assegièrent de tous

costéz, car on le poet bien faire pour tant qu’il siet à plainne terre.

Si y fist li roys de France amener des grans enghiens de le chité de

Roem, et les fist lever devant le forterèche. Et jettoient chil enghien

jour et nuit au dit castiel et moult le grevèrent, mèz cil qui dedens

estoient, se tinrent comme vaillans gens.

Dou dit castiel de Bretuel estoit souverains et cappittainnes, de par

le roy de Navarre, uns très bons escuiers navarois qui s’appelloit

Sansses Lopins. Chilz tint, deffendi et garda la fortrèce contre lez

Franchois plus de sept sepmainnez. En ce terme et priès chacun jour y

avoit pluisseurs assaux et moult d’escarmuches et des grans appertisses

d’armes faittes. Et furent tout empli li fossé de environ le fortrèce,

de bos et de velourdez que on y fist par les villains dou pays amenner

et chariier rés à rés de la terre. Et quant on eut cela fait, on fist

lever et carpenter ung grant escaufaut et amener à roez jusquez as murs

dou dit castel; et avoit dedens deux cens qui se vinrent combattre main

à main à chiaux de dens. Là veoit on tout le jour grans appertisses

d’armes. Finablement, chil de dens trouvèrent voie et enghien, par quoy

chilz escauffaux fu tous desrous; et y eut perdu de chiaux de dedens

pluisseurs bonnes gens d’armez, dont che fu dammaigez. Si les laissa

on ester de cel assaut, et lez constraindi ºn d’autrez enghiens qui

jettoient pierres et mangonniaux nuit et jour à le dite fortrèce. Fº

102.

P. 194, l. 1: par devant.--_Ms. B 3_: par devers.

P. 194, l. 2: siège.--_Ms. B 6_: Dou dit castiel de Bretuel estoit

souverain capitaine de par le roy de Navare ung très bon escuiers

navarois, qui s’apelloit Sanses Lopins. Chil deffendy et garda le

fortresse plus de douze sepmaines. Fº 525.

P. 194, l. 4: plentiveus.--_Ms. B 3_: plantureux. Fº 182.--_Ms. B 4_:

plentureux. Fº 168 vº.

P. 194, l. 11: livrées.--_Mss. B 3, 4_: livres.

P. 194, l. 12: homs.--_Ms. B 3_: vassal et homme subget.

P. 194, l. 14: dan.--_Ms. B 3_: damp.

P. 194, l. 15: Chastille.--_Mss. B 3, 4_: Castille.

P. 194, l. 17: saus.--_Ms. B 3_: saultz.--_Ms. B 4_: sauls.

P. 194, l. 20: soutillier.--_Ms. B 3_: subtilizer.

P. 194, l. 23: yaus.--_Ms. B 3_: à leurs adversaires.

P. 194, l. 28: berfroit.--_Ms. B 3_: beufroit.--_Ms. B 4_:

bierefroit.--_Ms. B 5_: beffroy. Fº 372 vº.

P. 195, l. 1: cat.--_Ms. B 3_: chat.

P. 195, l. 2: Entrues.--_Ms. B 3_: Cependent. Fº 182 vº.

P. 195, l. 5: reverser.--_Ms. B 3_: renverser.

P. 195, l. 5 et 6: estrain.--_Ms. B 3_: paille.

P. 195, l. 10: bierefroi--_Ms. B 3_: beufroy.

P. 195, l. 19: cel berfroi.--_Ms. B 4_: ce biaufroy. Fº 169.

P. 195, l. 29 et p. 196, l. 10: Et de.... cose.--_Toute cette fin du_ §

369 _manque dans le ms. B 5._

P. 195, l. 28: ensonniièrent.--_Ms. B 3_: mirent en neccessité.

P. 195, l. 30: ou toit.--_Ms. B 3_: au cuyr.--Ms. B 4: ou cuier.

P. 196, l. 8: à tous lés.--_Ms. B 3_: de tous coustés.

§ =370=. P. 196, l. 11: En ce temps.--_Ms. d’Amiens_: Li prinches de

Galles se tenoit en le chité de Bourdiaux et eut desir de chevauchier

en Franche si avant que de passer le rivierre de Loire, et de venir

en Normendie deviers son cousin le duc de Lancastre, qui faisoit la

guerre pour les Navarrois, car bien estoit informés et segnefiés que

il avoit grans aliances entre le roy son père et monseigneur Phelippe

de Navarre. Si fist tout le temps ses pourveancez de touttez coses.

Et quant li Sains Jehans aprocha, que li bleds sont sur le meurir et

qu’il fait boin hostoiier, il se parti de Bourdiaux à belle compaignie

de gens d’armes, trois mille armures de fier, chevaliers et escuiers,

tant d’Engleterre comme de Gascoingne, car d’estraigniers y eut petit,

et estoient quatre mille archiers et six mille brigans de piet.

Or vous voeil compter les plus grant partie des seigneurs qui en ceste

chevauchie furent, et premierement d’Engleterre: li comtez de Warvich,

li comtes de Sufforch (chil estoient li doy marescal de l’hoost), et

puis li comtes de Sallebrin et li comtes d’Askesufforch, messires

Renaux de Gobehen, messires Richars de Stamfort, messires Jehans

Camdos, messires Bietremieux de Broues, messires Edouars Despenssiers,

messires Estievenes de Gouseigon, li sires de le Warre, messirez Jamez

d’Audelée, messires Pières d’Audelée, ses frèrez, messires Guillaume

Fil Warine, li sirez de Bercler, li sires de Basset, li sires de

Willebi; Gascons: li sires de Labret, lui quatrime de frèrez, messires

Ernaut, messires Ainmemon, et Bemardet li mainnés, li sirez de Pumiers,

lui tiers de frèrez, messires Jehans, messires Helies et messires

Ainmemons, li sirez de Chaummont, li sirez de l’Espare, li sirez de

Muchident, messires Jehans de Grailli, cappittainnes de Beus, messires

Aimeris de Tarse, li sirez de Rosem, li sirez de Landuras, li sirez de

Courton. Et encorres y furent d’Engleterre messires Thummas de Felleton

et Guillaummes, ses frères, et li sirez de Braseton. Et se y furent li

sires de Salich et messires Danniaux Pasèle; et de Haynnau: messires

Ustasses d’Aubrechicourt et messires Jehans de Ghistellez. Encorrez y

eut pluisseurs chevaliers et escuiers que je ne puis mies tout noummer.

Si se departirent de le chité de Bourdiaux à grant arroy, et avoient

très grant charroy et grosses pourveanches de tout ce que il besongnoit

à gens d’armes. Et chevauçoient li seigneur à l’aise de leurs cevaux

trois ou quatre lieuwez par jour tant seullement, et entrèrent en ce

bon pays d’Aginois et s’adrechièrent pour venir vers Rochemadour et en

Limozin, ardant et essillant le pays. Et quant il trouvoient une crasse

marce, il y sejournoient trois jours ou quatre, tant qu’il estoient

tout rafresci et leurs chevaux. Et puis si chevauchoient plus avant et

envoioient leurs coureurs courir et fourer le pays entours yaulx bien

souvent dix lieuwez de large à deux costés. Et quant il trouvoient

bien à fourer, il demoroient deux jours ou troix et ramenoient en

leur host grant proie de touttez bestes, dont il estoient bien servi;

et largement trouvoient de vins plus qu’il ne leur besongnast, dont

il faisoient grant essil. Ensi chevaucièrent tant par leurs journées

qu’il entrèrent en Limozin; si trouvèrent le pays bon et gras, car, en

devant ce, il n’y avoit euv point de guerre.

Ces nouvellez vinrent au roy de France, qui se tenoit devant Evrues,

coumment li Englèz li ardoient et essilloient son pays. Si en fu

durement courouchiéz, et se hasta moult d’assaillir et constraindre

ciaux du castiel d’Evruez, affin que plus tost il pewist chevauchier

contre ses ennemis. Tant lez appressa li roys Jehans, que messires

Jehans Carbiniaux, cappitaines d’Evrues, rendi le dit castiel parmy che

qu’il s’en pooit partir, lui et li sien, sauvement et sans peril, et

portèrent tout ce qui leur estoit. A ce tretié s’acorda li roys Jehans

plus legierement pour ce qu’il volloit chevauchier ailleurs; si prist

le fort castiel d’Evrues et envoya dedens son marescal monseigneur

Ernoul d’Audrehen pour ent prendre le saisinne, et mist ung chevalier

à cappittainne de par lui, de Kaus, qui s’appelloit messire Tournebus.

Et puis deffist son siège et s’en revint à Roem, et ne donna à nullui

congiet, car il volloit ses gens emploiier d’autre part. Si ne sejourna

gairez à Roem, mèz s’en vint à Paris. Fº 102 vº.

Or avint que li sirez de Montegny en Ostrevant, qui s’appelloit Robers,

li et uns siens escuiers qui se noummoit Jakemez de Winclez allèrent

un jour à heure de relevée esbattre sus ces terréez autour dou castiel

pour adviser et regarder le fortrèce. Si allèrent trop follement, car

il furent apercheu de ciaux de le garnison; si yssirent hors aucuns

compaignons par une posterne qui ouvroit sus lez fossés. Là furent

assailli li sirez de Montegny et sez escuiers, et combatu tellement que

pris li sirez et mors li escuiers: de laquelle prise li roys Jehans fu

durement courouchiés, mès amender ne le peult tant qu’à ceste fois.

Ne demoura gairez de tamps apriès que chil de dedens eurent consseil

d’iaux rendre, sauve leurs viez et le leur, car il virent bien qu’il

ne seroient secouru ne comforté de nul costé. Si tretiièrent deviers

le roy Jehan si doucement qu’il lez prist à merchy, et se partirent

sans dammaige du corps, mès il n’enportèrent riens dou leur, et si

rendirent tous leurs prisonniers: parmy ce rendaige fu li sirez de

Montegny delivrés. Enssi eult li roys Jehans le fort castel de Bretuel,

que li Navarois avoient tenu contre li moult vaillamment. Si emprist li

dis roys le saisinne et possession, et le fist remparer et y mist gens

et gardez de par lui, et puis se retraist devers le chité de Chartrez

et touttes ses hoos pour yaux rafrescir. Or parlerons dou prince de

Galles, et d’un grant esploit d’armez et haute emprise qu’il fist en

celle saison sus le royaumme de France. Fº 102.

P. 196, l. 12: se departi.--_Ms. B 6_: Le prinche de Galles se tenoit

à Bourdiau et eult desir de chevauchier en Franche et sy avant, che

disoit, que de passer la rivière de Loire et venir en Normendie devers

son cousin le duc de Lenclastre et monseigneur Phelippe de Navare,

pour aydier à reconquerre les castiaulx perdus que le roy Jehan avoit

pris sur l’irtaige du roy de Navare. Sur celle entente et en celle

meisme saison que le roy de Franche avoit mis le siège devant Bretuel,

environ le Saint Jehan Baptiste l’an mil trois cens cinquante six que

les blés et les avaines sont meurs à camps et qu’il fait bon ostoiier

pour hommes et pour chevaulx, sy party le dit prinche de Bourdiaus à

belle compaignie de gens d’armes, trois mille lanches de chevaliers et

d’escuiers de Gascongne et de Engleterre et quatre mille archiés et

cinq mille bidaus et brigans de piet.

Or vous voel jou nommer la plus grant partie des signeurs qui en

che voiaige furent, et prumiers: d’Engleterre, le conte de Wervich,

le conte de Sallebry, le conte de Sufort, le conte d’Asquesouffort,

messire Renaus de Gobehem, messire Richart de Stanfort, messire Jehan

Candos, messire Bertran de Bruch, le droit sire Despensier, messire

Edouart, messire Estiène de Gonsenton, messire Gillame Fil Warine,

messire James, messire Pières d’Audelée, le sire de le Ware, le sire

de Willeby, le sire de Berclo, messire Thomas et messire Guillaume de

Fellton, le sire de Brasertons; et de cheulx de Gascongne: le sire

de Labret, luy quatrième de frères, messire Ernault, messire Amemons

et Bernaudet le maisné, le sire de Pumiers, luy troisième de frères,

messire Jehan, messire Helies et messire Ammemons, le sire de Caumont,

le sire de Lespare, messire Jehan de Grailly le capital de Beus,

messire Aimery de Tharse, le sire de Muchident, le sire de Condon, le

sire de Salich, messire Daniaus Pasèle; et deus chevaliers de Haynau:

messire Eustasses d’Aubrechicourt, messire Jehan de Ghistellez, et

pluiseurs aultres chevaliers que escuiers, que je ne puis mies tous

nommer. Et se partirent de Bourdiaus en grant arroy et en bonne

conduite. Et estoient marisal de l’ost le conte de Wervich et le conte

de Suffort, et avoient très grant caroy et très belles pourveanches. Si

chevauchèrent chil signeurs et leur ost à petite[s] journées à l’aise

de leurs chevaulx, et s’esploitèrent tant qu’il entrèrent en Berry, où

il trouvèrent bon pais et cras; se s’y arestèrent et sy commenchièrent

à faire moult de desroy. Fºs 528 à 530.

P. 196, l. 13: sus Garone.--_Ms. B 3_: sur Gironde. Fº 182 vº.

P. 196, l. 14: pourveances.--_Ms. B 3_: provisions.

P. 196, l. 17: et.... Bretagne.--_Ms. B 3_: devers les frontières de

Navarre.

P. 196, l. 19: li rois.--_Le ms. B 3 ajoute_: d’Angleterre.

P. 196, l. 21: istance.--_Ms. B 3_: entention.

P. 196, l. 23: parmi.--_Ms. B 3_: sans.

P. 197, l. 2: Bregerach.--_Ms. B 3_: Bragerac.

P. 197, l. 2: et puis.... Roerge.--_Ms. B_ 3: et puis entrèrent ºu pais

de Rouergue.

P. 197, l. 8: essilliet.--_Ms. B 3_: exillé.

P. 197, l. 8: Auvergne.--_Ms. B 4_: Avergne. Fº 169.

P. 197, l. 10: d’Allier.--_Ms. B 5_: d’Aliec. Fº 372 vº.

P. 197, l. 13: Des.... trouvoient.--_Ms. B 4_: De vivres recouvroient

tant li Englès et li Gascon que il....

P. 197, l. 18: efforciement.--_Ms. B 3_: à grant puissance. Fº 183.

P. 197, l. 27: Montegni.--_Ms. B 3_: Montigny.

P. 197, l. 27: Ostrevant.--_Ms. B 6 ajoute_: qui estoit biau chevalier,

preu et hardis. Fº 525.

P. 197, l. 31: au matin.--_Ms. B 3_: devers le matin.

P. 197, l. 32: perceu.--_Ms. B 3_: aparceuz.--_Ms. B 4_: percheu. Fº

169 vº.

P. 198, l. 3 et 4: deffendirent.--_Le ms. B 3 ajoute_: vaillamment.

P. 198, l. 5: conforté.--_Ms. B 3_: secouruz.

P. 198, l. 6: peril.--_Ms. B 3_: dangier.

P. 198, l. 8: parmi.--_Ms. B 6_: le roielle du genoul. Fº 526.

P. 198, l. 15 et 16: confors.--_Ms. B 3_: secours.

P. 198, l. 20: tanés.--_Ms. B 3_: ennuyé. Fº 183.--_Ms. B 5_: tenné. Fº

373.

P. 198, l. 24: yaus.--_Ms. B 6_: sur leur chevaulx. Et ensy fu le

castiel de Bretuel pris, et rendirent le sire de Montigny qui maisement

avoit esté poursongniés et medechinés de se blechure en prison: dont il

demora afollés d’une gambe, tant qu’il vesqui. Fº 527.

P. 198, l. 25: Chierebourch.--_Ms. B 3_: Cherbourg.

P. 198, l. 26: conduit.--_Ms. B 3_: leur saufconduit.

P. 198, l. 27: le saisine.--_Ms. B 3_: la possession.

P. 198, l. 30: les pensoit.... part.--_Ms. B 5_: avoit entencion de les

emploier assez briefment. Fº 373.

SUPPLÉMENT AUX VARIANTES.

Le texte que nous publions ci-après comme supplément aux variantes de

ce volume, est fourni par les mss. A ou mss. de la première rédaction

proprement dite[302]; il correspond à cette partie des mss. B ou mss.

de la première rédaction revisée où Froissart raconte les événements

compris entre les années 1350 et 1356, c’est-à-dire aux paragraphes

321 à 370 inclusivement. Ce texte n’est que la reproduction, parfois

abrégée[303], le plus souvent littérale[304], des Grandes Chroniques de

France, à tel point que le savant qui voudra donner un jour une édition

critique de ce dernier ouvrage, devra comprendre cette partie des mss.

A dans son travail de classification et de collation. Toutefois, comme

le fragment emprunté aux Grandes Chroniques par les mss. A, qui sont

au nombre de 40, est devenu en quelque sorte partie intégrante de ces

manuscrits, comme il figure à ce titre dans les éditions de Vérard, de

Sauvage, de Dacier, et même dans la première édition de Buchon, il a

semblé indispensable de le reproduire, au moins comme supplément, dans

une édition complète des Chroniques de Froissart.

[302] Voyez l’introduction au premier livre, en tête du t. I de

notre édition, p. XXXI à XLIII.

[303] Cf. l’édition de M. P. Paris, in-12, Paris, Techener, 1837

et 1838, t. V, p. 491, 492, 494 et 495.

[304] Cf. l’édition précitée, t. VI, p. 1 à 31.

§§ =321= à =370=.--_Mss._ A[305]: En l’an mil trois cens cinquante, en

l’entrée du mois d’aoust, se combati monseigneur Raoul de Caours et

plusieurs autres chevaliers et escuiers jusques au nombre de six vingt

hommes d’armes ou environ, contre le capitaine du roy d’Engleterre en

Bretaigne appellé messire Thomas d’Augorne, anglois, devant un chastel

appelé Auroy. Et fu le dit messire Thomas mort, et toutes ses gens

jusques au nombre de cent hommes d’armes ou environ.

[305] Le texte qui suit est établi d’après le ms. A 7 (nº 2655 de

la Bibl. nat.), que nous considérons comme l’un des plus anciens

et meilleurs manuscrits de la première rédaction proprement dite;

dans les passages défectueux, nous l’avons collationné avec le

ms. des Grandes Chroniques de France qui a appartenu à Charles V

(nº 2813 de la Bibl. nat.).

Item, au dit an trois cens cinquante, le dymenche vingt deuxième jour

du dit mois d’aoust, le dit roy de France mourut à Nogent le Roy près

de Coulons; et fu apporté à Nostre Dame de Paris. Le jeudi ensievant,

fut enterré le corps à Saint Denis, au costé senestre du grant autel;

et les entrailles en furent enterrées aus Jacobins de Paris; et le cuer

fu enterré à Bourfontaine en Valois.

Item, ou dit an, le vingt sixième jour de septembre, un jour de

dimenche, fu sacré à Reins le roy Jehan, ainsné filz du dit roy

Phelippe. Et aussi fu couronnée le dit jour la royne Jehanne, femme

au dit roy Jehan. Et là fist le dit roy chevaliers, c’est assavoir

Charles son ainsné, dalphin de Vienne, Loys, son second filz, le conte

d’Alençon, le comte d’Estampes, monseigneur Jehan d’Artoys, messire

Phelippe, duc d’Orliens, frère du dit roy Jehan et duc de Bourgoingne,

filz de la dite royne Jehanne de son premier mari, c’est assavoir

de monseigneur Phelippe de Bourgoingne, le comte de Dampmartin et

plusieurs autres. Et puis se parti le dit roy de la dite ville de Reins

le lundi au soir et s’en retourna à Paris par Laon, par Soissons et par

Senlis. Et entrèrent les diz roy et royne à Paris à très belle feste

le dimanche dix septième jour d’octobre après ensievant après vespres;

et dura la feste toute celle sepmaine. Et puis demora le roy à Paris

à Neelle au Palais jusques près de la Saint Martin ensievant, et fist

l’ordenance de son parlement.

Item, le mardi seizième jour de novembre après ensievant, Raoul, conte

d’Eu et de Guines, conestable de France, qui nouvellement estoit

venu d’Engleterre, de sa prison en laquelle il avoit esté depuis l’an

quarante six qu’il avoit esté pris à Caen, fors tant qu’il avoit esté

eslargi pour venir en France par plusieurs fois, fu pris en l’ostel

de Neelle à Paris, là où le dit roy Jehan estoit, par le prevost de

Paris, du commandement du roy; et ou dit hostel de Neelle fu tenu

prisonnier jusques au jeudi ensievant dix huitième jour du dit mois

de novembre. Et là, à heures de matines dont le vendredi adjourna, en

la prison là où il estoit, fu decapité, presens le duc de Bourbon, le

conte d’Armignac, le conte de Monfort, monseigneur Jehan de Boulongne,

le seigneur de Revel et plusieurs autres chevaliers et autres qui, du

commandement du roy, estoient là: lequel estoit au Palais. Et fu le

dit connestable decapité pour très grans et mauvaises traisons qu’il

avoit faites et commises contre le dit roy de France Jehan, lesquelles

il confessa en la presence du duc d’Athènes et de plusieurs autres de

son lignage. Et en fu le corps enterré aus Augustins de Paris hors du

moustier, du commandement du dit roy, pour l’onneur des amis du dit

connestable.

Item, ou mois de janvier après ensuiant, Charles de Espaigne, à qui le

dit roy Jehan avoit donné la conté d’Angolesme, fu fait par celui roy

connestable de France.

Item, le premier jour d’avril après ensuiant, se combati monseigneur

Guy de Neelle, mareschal de France, en Xantonge à plusieurs Anglois et

Gascons; et [fu[306]] le dit mareschal et sa compaignie desconfiz. Et y

fu pris le dit mareschal, messire Guillaume son frère, messire Ernoul

[d’Audrehen[307]] et plusieurs autres.

[306] Ms. 2813, fº 393 vº.--Ms. 2655, fº 166: «fust».

[307] Ms. 2813.--Ms. 2655: «d’Audechon».

Item, le jour de Pasques flouries qui furent le dixième jour d’avril

l’an mil trois cens cinquante, fu presenté à Gille Rigaut de Roici, qui

avoit esté abbé de Saint Denis, et de nouvel avoit esté fait cardinal,

le chappeau rouge, au Palais, à Paris, en la presence du dit roy Jehan,

par les evesques de Laon et de Paris, et par mandement du pape fait

à eulz par bulle: ce qui n’avoit point acoustumé à estre faiz autres

foiz, mais fu par la prière du dit roy Jehan.

Item, en ycelui an mil trois cens cinquante un, ou moys de septembre,

fu recouvrée des François la ville de Saint Jehan d’Angeli que les

Anglois avoient tenue cinq ans ou environ; et fu rendue par les gens

du roy anglois, pour ce qu’ilz n’avoient nulz vivres, et sans bataille

aucune.

Item, en ycelui an mil trois cens cinquante un, ou mois d’octobre, fu

publiée la confrairie de la Noble Maison de Saint Oin près de Paris

par le dit roy Jehan. Et portoient ceulz qui en estoient chascun une

estoille en son chaperon par devant [ou[308]] en son mantel.

[308] Ms. 2813, fº 393 vº.--Ms. 2655, fº 166 vº (lacune).

Chroniques de J. Froissart, tome 04/13 · 第 39 / 41 段