M. Franz de Jessen, ancien correspondant de _L'Illustration_ à
Copenhague, qui a suivi, comme correspondant du journal danois le
_Riet_, les armées ottomanes durant la campagne de Thrace jusqu'au
dernier coup de canon tiré en novembre à Tchataldja, avant le premier
armistice, parcourt aujourd'hui l'Albanie devenue soudain indépendante,
mais incertaine encore de son sort; il y visite les grands chefs féodaux
qui prétendent chacun peser de façon décisive, du poids de leur épée et
du nombre de leurs soldats, sur les destinées du pays et nous adresse
ces très intéressantes lignes sur ses premières impressions pittoresques
et sa rencontre avec Essad pacha: