III.

La sérénité revient avec la lumière et revient seule.

Le 30 août.

«Qu'il faisait bon ce matin dans la vigne, cette vigne aux raisins

chasselas que tu aimais! En m'y voyant, en mettant le pied où tu

l'avais mis, la tristesse m'a rempli l'âme. Je me suis assise à

l'ombre d'un cerisier, et là, pensant au passé, j'ai pleuré. Tout

était vert, frais, doré de soleil, admirable à voir. Ces approches

d'automne sont belles, la température adoucie, le ciel plus nuagé, des

teintes de deuil qui commencent. Tout cela, je l'aime, je m'en savoure

l'oeil, m'en pénètre jusqu'au coeur, qui tourne aux larmes. _Vu

seule_, c'est si triste! Toi, tu vois le ciel! Oh! je ne te plains

pas. L'âme doit goûter d'ineffables ravissements...

«Le plus grand malheur de la vie, c'est d'en rompre les relations.

«Je voulais envoyer à mon ami les deux grenades du grenadier dont il a

travaillé le pied quelques jours avant sa mort. Ce fut son dernier

mouvement sur la terre!»

Cours familier de Littérature - Volume 15 · 第 209 / 229 题