Mais le plus fort attachement, après son attachement pour son père,
était le sentiment passionné qui liait son âme à son frère aîné,
Maurice de Guérin.
Elle l'avait élevé, elle avait été témoin de ses progrès dans ses
premières études; elle avait conçu de lui une de ces grandes idées qui
montrent un grand homme dans un enfant à des parents trop prévenus en
faveur de leur sang. Ces illusions étaient devenues des espérances.
Elle ne trouvait rien sur la terre de supérieur à ce qu'il méritait.
Elle avait transvasé toute son ambition dans la sienne, son génie dans
celui qu'elle lui supposait.