III

En ce temps-là, nous étions jeunes; et peintres, sculpteurs et poètes,

quand l’hiver nous ramenait à la ville, après les séjours aux champs, le

soir, tous les soirs, nous vivions attablés dans un cabaret triste,

égayé par nos rires jeunes, par nos récits d’amour et de jeunesse, égayé

par nos vingt ans.

Deux quinquets fumeux vainement répandaient la tristesse dans le cabaret

de Mme Irène, nous avions vingt ans quand même, et cela, voyez-vous, des

deux quinquets fumeux faisait deux soleils!

L'Été à l'ombre · 第 87 / 135 题