Espoir, joie, confiance à nouveau. De plus en plus poursuivi, assiégé,
transporté par l’image de la délivrance. Ivresse à l’idée de reprendre
le travail. Ordre que j’essaie de mettre dans mes idées. De nouveau un
peu de foi en moi-même.
Mais ce qui domine tout, c’est une sorte d’hommage débordant à la gloire
de Dieu. Je sens, je vois sa bonté infinie: elle m’enveloppe, elle
m’environne. J’en reconnais les effets dans les moindres détails de mon
sort. C’est une évidence écrasante, absorbante comme celle du soleil.
C’est une chaleur aussi. C’est un réchauffement minutieux et total des
plus petites parties de mon âme.
Je comprends cet élancement perpétuel d’actions de grâces qui monte de
toutes les âmes chrétiennes, je comprends le récri innombrable de la
Bible, je comprends les Hymnes et ce besoin de répéter presque entre
chaque morceau de la liturgie le _Gloria Patri_, etc...