17 juillet 1916. (10e carnet, page 14).

Espoir, joie, confiance à nouveau. De plus en plus poursuivi, assiégé,

transporté par l’image de la délivrance. Ivresse à l’idée de reprendre

le travail. Ordre que j’essaie de mettre dans mes idées. De nouveau un

peu de foi en moi-même.

Mais ce qui domine tout, c’est une sorte d’hommage débordant à la gloire

de Dieu. Je sens, je vois sa bonté infinie: elle m’enveloppe, elle

m’environne. J’en reconnais les effets dans les moindres détails de mon

sort. C’est une évidence écrasante, absorbante comme celle du soleil.

C’est une chaleur aussi. C’est un réchauffement minutieux et total des

plus petites parties de mon âme.

Je comprends cet élancement perpétuel d’actions de grâces qui monte de

toutes les âmes chrétiennes, je comprends le récri innombrable de la

Bible, je comprends les Hymnes et ce besoin de répéter presque entre

chaque morceau de la liturgie le _Gloria Patri_, etc...

A la trace de Dieu · 第 128 / 151 题