Donner, donner! Que c’est difficile de le faire comme il faut,
c’est-à-dire tout de suite avant d’avoir eu le temps de réfléchir, de
comprendre ce qu’on fait! Qu’il est difficile de ne rien retenir pour
soi, de se rendre tout de suite, du premier coup, plus pauvre que celui
à qui on donne! Et pourtant, il le faut. On ne peut devenir quelque
chose, on ne peut comprendre quelque chose que si l’on commence par là.
(Mon mal c’est que je ne peux rien faire sans m’en apercevoir).
Arriver à tuer complètement la «prévoyance» en moi!
Hésitation hier à donner ces biscuits. Que je suis maladroit!