25 et 27 septembre 1914 (1er carnet, p. 34).

Ce qui fait l’insuffisance de l’homme: c’est qu’il n’est pas tout entier

dans le moment où on l’éprouve, c’est qu’il ne peut se donner que peu à

peu et que de la suite on ne sait pas ce qui pourra sortir. Si l’on y

réfléchit, toute faute est une faute au sens propre, c’est-à-dire un

manque de présence de tout le reste de l’âme au moment où s’exerce l’une

de ses facultés. L’insuffisance de l’homme c’est qu’il est soumis à la

loi du temps.

Au contraire, justement on peut se faire une notion assez concrète de la

toute-puissance de Dieu en imaginant un être qui agit toujours en

éternité, que l’on trouve toujours tout entier présent, qui en chacune

de ses opérations se révèle complet. De là vient le mode d’action de la

Providence tel que défini plus haut. De là vient cette sensation, à

toute autre incomparable, de repos que nous donne la confiance en Dieu.

Le seul être avec qui l’on soit sûr de ne pas avoir de «surprise»!

A la trace de Dieu · 第 48 / 151 题