Désir de la communion. Senti pour la première fois en lisant l’_Oraison_
de saint Thomas d’Aquin. Quelque chose de tout à fait pareil à la pensée
d’un bon repas. Véritablement, c’est l’idée d’une nourriture possible,
d’un aliment dont je me serais sottement privé jusqu’ici pour n’avoir
pas voulu le goûter. Et j’imagine même, en lisant cette oraison, la
possession de l’hostie, pareille à la satisfaction d’avoir mangé. Je
vois d’avance la chapelle des Bénédictines où j’irai. Mais cette faim
durera-t-elle?