18 septembre 1914 (1er carnet, page 3).

Désir de la communion. Senti pour la première fois en lisant l’_Oraison_

de saint Thomas d’Aquin. Quelque chose de tout à fait pareil à la pensée

d’un bon repas. Véritablement, c’est l’idée d’une nourriture possible,

d’un aliment dont je me serais sottement privé jusqu’ici pour n’avoir

pas voulu le goûter. Et j’imagine même, en lisant cette oraison, la

possession de l’hostie, pareille à la satisfaction d’avoir mangé. Je

vois d’avance la chapelle des Bénédictines où j’irai. Mais cette faim

durera-t-elle?

A la trace de Dieu · 第 43 / 151 题