[1] Le 20 mai 1867, J.-S. Mill demanda, en plein Parlement, la
substitution du mot _personne_ au mot _homme_.
[2] Bebel. _La femme dans le passé, le présent, l'avenir._ Préface.
[3] J.-S. Mill. _Lettres inédites_, p. 266.
[4] La loi norvégienne du 29 juin 1888 «sur le régime des biens entre
époux», est un remaniement complet et hardi de l'ancienne législation
matrimoniale, c'est une véritable révolution dans la condition générale
de la femme mariée. Le principe de cette loi est la liberté des
conventions matrimoniales, il donne à la femme mariée la même capacité
qu'à la femme non mariée. La femme a le droit juridique, même lorsqu'il
y a communauté, de disposer exclusivement de ce qu'elle gagne. Ses biens
sont soustraits à l'extinction des dettes contractées par le mari, sans
son consentement. Cette innovation a introduit un peu plus de justice
dans la communauté, qui, bien entendu, reste la même dans sa composition
et continue à comprendre les profits du mari comme ceux de la femme.
[5] Ibsen. _John-Gabriel Borckman_.
[6] Ibsen. _Brand_.
[7] _Hedda Gabler_.
[8] _Le petit Eyolf_.
[9] _Quand nous nous réveillerons d'entre les morts_.
[10] Ibsen.
[11] Ibsen, _Maison de poupée_.
[12] Ibsen. _Rosmersholm_.
[13] On reproche à Ibsen d'abuser, dans ses pièces, des suicides. Dans
le théâtre, le suicide est un moyen banal pour se débarrasser des
personnages qui gênent. Mais il faut remarquer que le nombre des
suicides est fort élevé en Scandinavie. Le Danemark présente le chiffre
de 264 suicides, la Norvège de 74,5 et la Suède de 84, par million
(Emile Durkheim, _le Suicide_). Après la première d'Hedda Gabler à
Christiania, une jeune fiancée de dix-huit printemps se donna la mort
pour «mourir en beauté». Les Scandinaves aiment à citer les vers de
Shelley:
«The good die first
and those whose hearts are dry as summer dust,
Burn to the socket!»
Les bons meurent les premiers et ceux dont le coeur est sec comme la
poussière d'été se consument jusqu'au bout _(Alastor ou le génie de la
solitude_).
Les anciens Scandinaves avaient horreur de la mort naturelle, la mort
sur la paille, _Stvaadaed_, suivant l'énergique expression de leur
langue. D'après leur dogme religieux, nul n'était admis dans le
Valhalla, s'il n'était mort de mort violente. Ceux qui n'avaient pu
succomber glorieusement sur le champ de bataille se tuaient ou se
faisaient tuer. Un genre de mort qu'ils choisissaient volontiers,
c'était la pendaison, Hadding se pend en présence du peuple assemble.
Signé se pend avec les jeunes vierges, ses compagnes, pour suivre
Hagbart, son fiancé, dans la tombe. D'autres se précipitaient du haut
d'un rocher. On montre encore aujourd'hui, en Suède, quelques-uns de ces
rochers que d'antiques suicides ont rendus célèbres. Certains héros,
surtout ceux qui s'étaient illustrés dans les expéditions maritimes,
comme Sigurd King, par exemple, montaient sur leur vaisseau après y
avoir mis le feu et le lançaient à pleines voiles à travers les flots.
Le culte des morts et les soins donnés aux tombes sont très touchants en
Norvège: lors des enterrements tout le voisinage se réunit dans la
maison mortuaire pour chanter des cantiques et accompagner le corps au
champ de repos.
[14] Ibsen. _Rosmersholm_: Rébecca West.
[15] Ibsen. _Comédie de l'amour_: Svanhild.
[16] Ibsen. _La Comédie de l'amour_.
[17] _Ibid_.
[18] Alfred de Musset.
[19] Diamandy. _Dépopulation et repeuplement_. Bulletin de la Société
d'Anthropologie. Séance du 4 juin 1891.
[20] Ibsen. _La Dame de la mer_, Ellida.
[21] Herbert Spencer. _Sociologie_, t. II, p. 410, trad. française.
Paris, F. Alcan.
[22] Bebel. Ouvrage cité.
[23] Brand.
[24] V. Soloviov. _Pravo i nravstvennoste_, p. 83. St-Pétersbourg, 1897.
[25] Ibsen, _Rosmersholm_.
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