Voici maintenant un nouveau personnage qui apparaît. C’est un nommé
Danilovicz, journaliste à la manque, promu à la dignité de secrétaire
très intime de la princesse Wiszniewska, et chargé de suppléer le comte
d’Astek visiblement fatigué. Ce Danilovicz arriva tout droit de la
banque Raffalovich, _ami et secrétaire d’Almereyda_.
Maintenant on ne s’étonnera plus de rien.
Quand le gouvernement crut devoir quitter Paris pour s’installer à
Bordeaux, la princesse suivit le mouvement et partit pour les rives de
la Gironde.
On la remarqua le lendemain dans les cabarets de nuit où certain
ministre avait l’habitude d’aller chercher un dérivatif aux tristesses
de la guerre; elle menait joyeuse vie et dépensait beaucoup.
Entre temps les _Etudes diplomatiques_ de la princesse obligeait
celle-ci à de fréquents déplacements.
Au début de la guerre elle est en séjour en Suisse. Puis on signale son
passage en Espagne, en Italie. A la fin ses allées et venues
incessantes, ses visites continuelles aux consulats, légations,
ambassades attirent l’attention de nos agents.
On découvre que la princesse est en relations directes avec le bureau
polonais _germanophile_ de Berne.