DISPARUE!

Un soir elle disparut. Toutes les recherches opérées dans Grenoble ne

purent la faire découvrir. Mais le hasard--qui sert si souvent la

police--mit nos agents sur la trace d’une de ses amies à qui elle avait

dit:

--Mon amant ne veut plus que je reste à Grenoble. Il y a un tas de gens

qui me suivent et me poursuivent, qui se montrent très pressants et très

galants. Je crois que mon Frantz est jaloux. Il exige absolument que

j’aille à Paris et il m’a bien recommandé de quitter la ville sans qu’on

le sache. J’irai donc prendre le train à la prochaine gare, et, quand je

serai arrivée à Paris, je t’écrirai.

Les policiers, qui l’avaient laissé échapper, poussèrent un soupir de

soulagement. Ce qui restait à faire était un jeu d’enfant. En effet,

Marguerite ne tarda pas à envoyer à son amie une belle carte postale sur

laquelle elle donnait son adresse dans un hôtel du Quartier latin.

Marguerite Francillard était maintenant repérée.

A Paris, elle recommença à recevoir des individus de toutes nationalités

qui lui remettaient de petits billets qu’elle devait porter à Genève. Il

y avait des Roumains, des Espagnols, des Grecs, des Danois, des Suédois,

voire même de faux Alsaciens, qui, tour à tour, venaient lui rendre

visite à l’hôtel.

Les espionnes à Paris la vérité sur Mata-Hari, Marguerite Francillard, la femme du cimetière, les marraines, une grande vedette parisienne, la mort de Marussia · 第 47 / 134 题