VALTER. Il me fait valter sans cesse, pour dire, il me fait aller
et venir sans but et sans utilité. Ce mot n'est pas françois; il
faut exprimer l'idée qu'on lui attache par une périphrase.
Le mot que M. Molard condamne est françois. L'erreur de ceux qui
l'emploient ne consiste que dans la manière de le prononcer ou de
l'écrire. Il faut écrire _valeter_.
«On dit d'un homme qui a été obligé de faire plusieurs démarches
pénibles et désagréables auprès de quelqu'un pour obtenir ce qu'il
demandoit, qu'il a été obligé de _valeter_; qu'on l'a fait _valeter_
long-temps.» (_Dict. de l'Acad._)