LXXXIV

Sur les champs de riz verts et jaunes, les ombres des nuages d’automne

glissent bientôt chassés par le rapide soleil.

Les abeilles oublient de sucer le miel des fleurs; ivres de lumière,

elles voltigent follement et bourdonnent.

Les canards, dans les îles de la rivière, crient de joie sans savoir

pourquoi.

Amis, que personne, ce matin, ne rentre à la maison; que personne

n’aille au travail.

Prenons d’assaut le ciel bleu; emparons-nous de l’espace comme d’un

butin au gré de notre course.

Le rire flotte dans l’air, comme l’écume sur l’eau.

Amis, gaspillons notre matinée en chansons futiles.

Le jardinier d'amour · 第 101 / 103 题