Qui es-tu, lecteur, toi qui, dans cent ans, liras mes vers?
Je ne puis t’envoyer une seule fleur de cette couronne printanière, ni
un seul rayon d’or de ce lointain nuage.
Ouvre tes portes et regarde au loin.
Dans ton jardin en fleurs, cueille les souvenirs parfumés des fleurs
fanées d’il y a cent ans.
Puisses-tu sentir, dans la joie de ton cœur, la joie vivante qui, un
matin de printemps, chanta, lançant sa voix joyeuse par delà cent
années.
ACHEVÉ D’IMPRIMER, LE
TRENTE JUIN MIL NEUF
CENT VINGT, PAR L’IMPRI-
MERIE R. H. COULOUMA,
ARGENTEUIL
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