Honteuse je ne pus lui dire: «Elle, voyageur lassé, c’est moi, c’est
moi.»
* * * * *
Par une nuit d’avril, la lampe brûle dans ma chambre.
La brise du sud souffle doucement. Le bruyant perroquet dort dans sa
cage.
Mon corsage a la couleur d’une gorge de paon et mon manteau est vert
comme de la jeune herbe.
Je suis assise à terre près de la fenêtre, surveillant la rue déserte.
A travers la nuit sombre, je murmure constamment: «Elle, voyageur
désespéré, c’est moi, c’est moi!»