La lampe s’était éteinte près de mon lit; au matin je m’éveillai avec
les oiseaux.
Je m’assis à ma fenêtre ouverte et entourai mes cheveux défaits d’une
couronne de fleurs.
Le jeune voyageur vint le long de la route dans la brume rosée du matin.
Un collier de perles était à son cou et les rayons du soleil brillaient
sur sa couronne. Il s’arrêta devant ma porte et ardemment me demanda:
«Où est-elle?»
Honteuse, je ne pus lui dire: «Elle, jeune voyageur, c’est moi, c’est
moi.»
* * * * *
Le jour tombait et la lampe n’était pas allumée. Distraitement, je
tressais mes cheveux.
Le jeune voyageur vint sur son char dans le rayonnement du soleil
couchant.
Ses chevaux écumaient et son vêtement était couvert de poussière.