--Elle n’aurait pas laissé chez vous des toiles, des essais, des
esquisses? Je pourrais vous les acheter... Peut-être y a-t-il chez elle
une toile inachevée...
En effet, il y a une toile inachevée, à laquelle je travaillais quand
les drames ont commencé. Mais comment M. Wallstein peut-il le savoir?...
Au fait, c’est l’amant de Lucienne, c’est ce Joguin qui se chargeait des
négociations. Il surveillait âprement la production, dont il disposait à
son profit au fur et à mesure, et il s’engageait à livrer mes tableaux
avant même qu’ils fussent achevés.
Mais M. Wallstein baisse la voix:
--Écoutez... Nous pourrons peut-être nous arranger. Je dirai aux
journalistes que vous avez chez vous une vingtaine de toiles de Clara
Wood. Je les vendrai, et je vous donnerai 10 pour cent sur la vente...
Et si ça se vend bien, vous en retrouverez d’autres, autant qu’il en
faudra, dans votre grenier.