En novembre, je ne reçus pas une seule des lettres que ma femme
m'écrivit en septembre; elles ne me parvinrent jamais.
En décembre, je reçus, parmi toutes les lettres du mois d'octobre de ma
femme, une seule lettre, celle du 10 octobre, dont voici un extrait:
Paris, 10 octobre 1896.
J'attends avec une bien vive anxiété des lettres de toi. Songe que je
n'ai pas de tes nouvelles depuis le 9 août, c'est-à-dire depuis près
de deux mois et demi; ce sont de longues semaines d'inquiétudes,
celles qui s'écoulent entre chaque courrier, et chaque jour de retard
m'apporte d'autres angoisses.