La lettre de ma femme, que je reçus le 5 octobre 1896, était une lettre
datée du 13 août, la seule qui me parvint de toutes les lettres que
m'écrivit ma femme durant ce mois. J'en extrais ce simple passage:
Paris, 13 août 1896.
Je reçois à l'instant ta lettre du 6 juillet, et c'est les yeux encore
tout gonflés de larmes que je t'écris. Pauvre, pauvre cher mari, quel
calvaire tu supportes, à quel martyre tu es soumis. C'est tellement
atroce, tellement épouvantable, que cette pensée seule m'affole.