ALFRED.

De ma femme:

Jeudi 10 janvier 1895.

J'ai reçu hier soir ta lettre de mardi et je l'aie lue, relue; j'ai

pleuré étant seule dans ma chambre et ce matin encore à mon réveil.

J'avais joui cette nuit d'un peu de calme, j'avais rêvé que nous

causions; mais quel réveil, quelles angoisses quand je me suis trouvée

de nouveau en proie à mon sombre chagrin! Si je souffre tant, c'est

pour toi qui subis héroïquement le plus terrible des martyres, pour

toi qui as été torturé moralement de la façon la plus épouvantable et

la plus imméritée...

Cinq années de ma vie, 1894-1899 · 第 37 / 171 题