XXVIII.

«En Égypte, où la tradition a exercé l'empire le plus tyrannique,

l'architecture fleurit comme art religieux et national; elle élève ces

montagnes de pierre qui portent dans leurs flancs de royales

sépultures, et qui jettent leur tristesse sur la monotonie de

l'horizon; elle construit d'énormes enceintes et multiplie les

colonnes en des séries de portiques interminables où la pensée se perd

avec le regard. L'idée du beau, produit d'une conception tout

intellectuelle, n'a rien de commun avec ces rêves bâtis d'une

imagination sombre et superstitieuse. Mais l'instinct de la grandeur,

joint au respect de la règle, le culte de la puissance visible et

invisible, s'y font sentir comme dans toutes les institutions de ce

peuple.

Cours familier de Littérature - Volume 13 · 第 167 / 256 题