De même, les Égyptiens, après être parvenus jusqu'à la conception

de l'_alphabétisme_, ne franchirent point le dernier pas et ne

surent point en tirer l'invention de l'_alphabet_ proprement dit.

Ils laissèrent à un autre peuple la gloire de cette grande

révolution, si féconde en résultats et si heureuse pour les progrès

de l'esprit humain.

Mais tous les peuples n'étaient pas à même de consommer l'invention

de l'alphabet. Il fallait pour tirer ce dernier et suprême

corollaire des progrès consommés par les Égyptiens, une réunion

toute spéciale de conditions. Avant tout, il fallait un peuple qui,

par sa situation géographique, touchât à l'Égypte et eût été soumis

à une profonde influence de la civilisation florissant sur les

bords du Nil. C'est, en effet, seulement dans cette condition qu'il

pouvait prendre pour point de départ la découverte de la

décomposition de la syllabe, base indispensable du progrès dernier

qui devait consister à bannir de l'écriture tout élément

idéographique, à assigner un seul signe à la représentation de

chaque articulation, enfin de cette manière à constituer pour la

448 première fois un alphabet proprement dit. Mais il fallait aussi

d'autres conditions dans les instincts et le génie de la nation. Le

peuple appelé ainsi à donner à l'écriture humaine sa forme

définitive devait être un peuple commerçant et pratique par

essence, un peuple chez lequel le négoce fût la grande affaire de

la vie, un peuple qui eût à tenir beaucoup de comptes courants et

de livres en partie double. C'est, en effet, dans les transactions

commerciales que la nature même des choses devait nécessairement

faire le plus et le plus tôt sentir les inconvénients, signalés par

nous tout à l'heure, du mélange de l'idéographisme, ainsi que de la

facilité de multiplier les homophones pour la même articulation, et

conduire à chercher un perfectionnement de l'écriture dans sa

simplification, en la réduisant à une peinture des sons au moyen de

signes invariables et en petit nombre. De plus, l'invention ne

pouvait être consommée que par un peuple qui, s'il avait été soumis

à une très forte influence égyptienne, professât pourtant une autre

religion que celle des bords du Nil, et dont le génie fût en même

temps singulièrement positiviste.

Tel est le génie des Japonais, en même temps que leurs conditions

de situation géographique et de soumission à l'influence par

rapport à la Chine, sont exactement celles où nous venons de dire

qu'avait dû se trouver par rapport à l'Égypte le peuple à qui fut

due enfin l'invention de l'alphabet. Aussi sont-ce les Japonais qui

ont réduit l'écriture symbolico-phonétique des Chinois à un pur

syllabaire de quarante-sept caractères.

Dans le monde ancien, il n'y a eu qu'un seul peuple qui ait rempli

à la fois toutes les conditions que nous venons d'énumérer, ce

furent les Phéniciens. Et, en effet, le témoignage unanime de

l'antiquité s'accorde à attribuer aux Kénânéens maritimes la gloire

du dernier et du plus fécond progrès de l'art d'écrire. Tout le

monde connaît les vers de Lucain à ce sujet:

Phoenices primi, famae si creditur, ausi

Mansuram rudibus vocem signare figuris.

Nondum flumineas Memphis contexere biblos

Noverat; et saxis tantum volucresque feraeque

Sculptaque servabant magicas animalia linguas.

Et ici les témoignages littéraires sont pleinement confirmés par

les découvertes de la science moderne. Nous ne connaissons aucun

alphabet proprement dit antérieur à celui des Phéniciens, et tous

449 ceux dont il existe des monuments, ou qui se sont conservés en

usage jusqu'à nos jours, procèdent plus ou moins directement du

premier alphabet, combiné par les fils de Kenâ'an et répandu par

eux sur la surface du monde entier.

[Illustration 473: Portion de la stèle de Mês'a, roi de Moab[1].]

[Note 1: Comme type de l'alphabet sémitique de 22 lettres,

inventé par les Phéniciens, nous ne pouvions choisir mieux que le

plus ancien monument de cette écriture que l'on possède

jusqu'ici, et en même temps le plus important au point de vue

historique. C'est la stèle triomphale élevée par Mês'a, roi de

Moab, à la suite de ses guerres contre le royaume de Yisraêl, en

896 avant J.-C., guerres racontées également, mais au point de

vue des Hébreux, dans le chapitre III du IIe livre des Rois (IVe

dans la Vulgate latine). Ce monument, découvert en 1869 par M.

Clermont-Ganneau, à Dhibân dans l'ancien pays de Moab, est

aujourd'hui l'un des plus précieux joyaux épigraphiques de notre

Musée national du Louvre. Il a été l'objet des études réitérées

de tous les maîtres de la science. Nous en reproduisons en

fac-similé la moitié supérieure, qui se traduit de la manière

suivante, d'après MM. Clermont-Ganneau et Renan:

«Je suis Mês'a, fils de Kémoschgad, roi de Moab, le--Daïbonite.

Mon père a régné sur Moab trente années, et moi j'ai régné--après

mon père. Et j'ai construit ce haut-lieu à Kémôsch dans

Qar'hah...--car il m'a sauvé de tous les agresseurs et m'a permis

de regarder avec dédain tous mes ennemis.

'Omri--fut roi de Yisraêl et opprima Moab pendant de longs jours,

car Kémôsch était irrité contre sa--terre. Et son fils lui

succéda, et il dit, lui aussi: «J'opprimerai Moab; en mes jours

je lui commanderai,--et je l'humilierai, lui et sa maison.» Et

Yisraêl fut ruiné, ruiné pour toujours. Et 'Omri s'était emparé

de la terre de--Meh-débâ, et il y demeura, lui [et son fils, et]

son fils vécut quarante ans--et Kémôsch [l'a fait périr] de mon

temps.

Alors je bâtis Ba'al Me'ôn, et j'y fis des... et je

construisis--Qiriathaïm.

Et les hommes de Gad [demeuraient] dans le pays [de 'Atârôth]

depuis un temps immémorial, et avait construit pour lui le

roi--de Yisraêl la ville (de 'Atârôth). J'attaquai la ville et je

la pris, et je tuai tout le peuple--de la ville, en spectacle à

Kémôsch et à Moab, et j'emportai de là l'Ar(ièl de David, et je

le traînai à terre) devant la face de Kémôsch, à Qeriôth, et j'y

transportai les hommes de Scharôn et les hommes--de Ma'harôth.

Et Kémôsch me dit: «Va! prends Nébah sur Yisraêl.» Et--j'allai de

nuit, et je combattis contre la ville depuis le lever de l'aube

jusqu'à midi, et je [la] pris.»

Il faut noter sur ce monument, comme une particularité de

paléographie unique, la façon dont les mots sont séparés par des

points et les phrases par un trait vertical. C'est ce qui en a

singulièrement facilité l'interprétation.

Dans le livre qui sera consacré à l'histoire des Israélites, nous

reviendrons avec détail sur les événements relatés dans cette

inscription et sur son importance historique hors de pair.]

Nous reviendrons sur la question de l'alphabet phénicien, de son

invention et de sa propagation, dans le livre de la présente

histoire qui sera spécialement consacré à ce peuple. Nous

étudierons alors comment les Kenânéens ont puisé parmi les

phonétiques de l'écriture égyptienne, dans son type hiératique, les

vingt-deux lettres dont ils firent leur alphabet. Nous montrerons

450 comment, sauf le cunéiforme perse, tous les alphabets de l'univers

procèdent de l'invention unique dont le foyer fut en Phénicie; nous

établirons les différents courants de dérivation qui répandirent

dans les directions les plus opposées l'usage de l'écriture

purement alphabétique, et nous esquisserons alors la distribution

et les caractères distinctifs des diverses familles d'écritures

sorties de cette source, car il y en a d'aussi nettement délimitées

que les familles de langues. Ici tous ces renseignements seraient

moins bien à leur place. Nous avons voulu seulement y compléter

l'ensemble des notions d'un caractère général, qui étaient

indispensables à placer comme une sorte d'introduction en tête de

nos récits d'histoire, en résumant, après avoir parlé des races et

des langues, les phases originaires de l'art d'écrire jusqu'au

moment où il atteignit à la perfection par l'invention de

l'alphabet. C'était, d'ailleurs, comme le dernier chapitre de notre

étude des origines de la civilisation. Celle-ci nous apparaîtra

désormais constituée, au milieu de la pleine lumière de l'histoire,

dans les annales des grandes nations de l'Orient antique, qui,

désormais, rempliront les livres suivants de notre ouvrage.

FIN DE TOME PREMIER.

452

TABLES DU TOME PREMIER

453

TABLE DES GRAVURES

DU TOME PREMIER

Pages.

1. Adam et 'Havah au Paradis terrestre, près de l'Arbre de la

science du bien et du mal, tentés par le serpent, peinture

chrétienne des Catacombes de Rome. 3

2. Vue du mont Ararat en Arménie (d'après l'_Univers

pittoresque_). 12

3. Noa'h et sa famille dans l'arche avec les animaux,

sculpture d'un sarcophage des premiers siècles chrétiens,

à Trêves. 13

4. Le dieu Khnoum formant l'oeuf de l'univers sur le tour à

potier, bas-relief égyptien du temple de Philæ. 20

5. L'homme formé par le dieu Khnoum et doué de la vie,

bas-relief égyptien du temple d'Esneh. 21

6. Prométhée formant l'homme, médaillon d'une lampe romaine de

terre-cuite, emprunté au recueil de Passeri. 24

7. Prométhée dérobant le feu céleste, médaillon d'une lampe

romaine de terre-cuite emprunté au recueil de Passeri. _Ibid_

8. La plante de vie gardée par des génies ailés, bas-relief

assyrien du palais de Nimroud (l'ancienne Kala'h), conservé

au Musée Britannique. 33

9. Adoration de la plante de vie, bas-relief du monument du

roi assyrien Asschour-a'h-iddin, connu sous le nom de «Pierre

noire de lord Aberdeen» et conservé au Musée Britannique. 34

10. L'arbre et le serpent sur un cylindre babylonien du Musée

Britannique. 35

11. Sarcophage romain du Musée du Capitole, retraçant la fable

de Prométhée. 36

12. L'arbre et le serpent sur un vase phénicien trouvé en

Cypre, du Metropolitan Museum of Art de New-York. 37

13. Horus combattant le serpent Apap, bas-relief égyptien du

temple d'Edfon. 39

14. Mithra combattant Angrômainyous sous la forme d'un serpent,

intaille de travail perse du temps des Sassanides, d'après

Lajard. 40

15 et 16. La Gigantomachie hellénique, peintures des deux

faces d'une amphore à figures rouges, du IVe siècle avant

J.-C., découverte dans l'île de Milo (Archipel grec) et

conservée au Musée du Louvre. 52-53

17. Le dieu Raman, d'après un cylindre assyrien. 62

18. La déesse Ischtar, d'après un cylindre assyrien du Musée

Britannique. 63

19. Le dieu Bel, d'après un cylindre babylonien. 64

20. Le _Matsyavatara_, incarnation de Vischnou en

homme-poisson pour sauver Manou du déluge, peinture indienne

moderne. 69

21. Le dieu Êa, moitié homme et moitié poisson, d'après un

bas-relief assyrien du palais de Nimroud (l'ancienne Kala'h),

conservé au Musée Britannique. 70

22. Libations et offrandes au tombeau, suivant l'usage attique,

peinture d'un _lécythos_ décoré au trait rouge sur fond blanc,

découvert à Athènes et conservé au Musée Britannique. 73

23. Le déluge de Noa'h sur une monnaie de bronze d'Apamée de

Phrygie, à l'effigie de Septime Sévère. 76

24. La déesse Tefnout à tête de lion, d'après un bas-relief

égyptien. 79

25. Le dieu Râ à tête d'épervier, d'après un bas-relief

égyptien. _Ibid._

26. Le déluge et les premières migrations humaines, suivant

la tradition du Mexique; extrait de la gravure faite au

siècle dernier d'après la copie d'un manuscrit indigène de

Cholula, exécutée en 1566 par Pedro de los Rios. 83

27. Tableau du déluge dans le manuscrit chronologique

mexicain, dit _Codex Vaticanus_. 85

28. Un paradis artificiel assyrien, d'après un bas-relief du

palais de Keyoundjik (l'ancienne Ninive), conservé au Musée

Britannique. 106

29. Les trois juges des enfers dans la mythologie grecque,

Minos, Éaque et Rhadamanthe, d'après les peintures d'un vase

découvert à Canosa, dans l'ancienne Apulie, et aujourd'hui

conservé au Musée de Karlsruhe. 108

30. Les quatre races humaines admises par les Égyptiens,

d'après les peintures du tombeau du roi Séti Ier (XIXe

dynastie), à Thèbes. 111

31. Les ruines du Birs-Nimroud, pyramide à étage de Borsippa,

en Babylonie, identifiée sans preuves par quelques-uns à la

Tour de Babel, d'après l'_Expédition en Mésopotamie_ de M.

Oppert. 117

32. Silex éclaté en forme de grattoir, des terrains miocènes

supérieurs (marnes lacustres de Thenay, Loir-et-Cher), d'après

le _Précis de paléontologie humaine_ de M. le docteur Hamy. 122

33. Petite pointe de flèche en silex des alluvions pliocènes

supérieures de Saint-Prest (Eure-et-Loir), d'après le même

ouvrage. 124

34. Hache lancéolée en silex des dépôts quaternaires de

Saint-Acheul, près Amiens, d'après l'ouvrage de Lyell sur

l'_Ancienneté de l'homme_. 131

34 et 35. Instruments en silex, hachette ovale et perçoir,

des terrains quaternaires d'Abbeville et de Saint-Acheul,

d'après le même ouvrage. 132

36. Lame de silex des sablières de Levallois-Clichy, près Paris,

ayant servi de couteau, d'après le _Précis de paléontologie

humaine_ de M. Hamy. 133

37. Hache triangulaire en silex de la grotte du Moustier

(Dordogne), d'après les _Reliquiæ aquitaniæ_ de Lartet et

Christy. _Ibid._

38. Vue latérale de la portion de crâne humain, de l'âge

quaternaire, trouvée dans la caverne de Neanderthal, près de

Dusseldorf, d'après Lyell. 137

39. Profil des crânes quaternaires de Neanderthal et d'Engis

et du crâne d'un Australien de Port-Adélaïde, d'après Lyell. 138

40. Grattoir en silex des alluvions quaternaires, d'après le

_Précis de paléontologie humaine_ de M. le docteur Hamy. 140

41. Harpon en os, décoré d'une tête de cheval, découvert à

Laugerie-Basse (Dordogne), d'après le même ouvrage. _Ibid._

42. Grattoir en silex de forme allongée des cavernes du

Périgord, d'après le même ouvrage. 141

43. Petit harpon en os, provenant de la caverne de Massat

(Ariége), d'après le même ouvrage. _Ibid._

44. Gravure sur un morceau de schiste, représentant l'ours

des cavernes, découverte dans la grotte du Bas-Manat (Ariège),

d'après le _Bulletin de la Société d'anthropologie_ de

Paris. 141

45 et 46. Manches de poignards sculptés en ivoire, représentant

des rennes et provenant de la grotte de Montastruc, d'après le

_Précis de paléontologie humaine_ de M. le docteur Hamy. 143

47. Lame d'ivoire de la grotte de La Madeleine (Dordogne),

avec représentation de mammouth, d'après les _Reliquiæ

aquitanicæ_ de Lartet et Christy. _Ibid._

48. Figures diverses sur un morceau de bois de renne

provenant de La Madeleine, d'après le même ouvrage. _Ibid._

49. Tête de vieillard découverte à Cro-Magnon (Dordogne),

d'après la _Conférence_ de M. Broca _sur les troglodytes de

la Vézère_. 145

50. Tête de femme découverte à Cro-Magnon, d'après la même

source. _Ibid._

51. Crâne d'homme provenant de la grotte du Trou du Frontal

(Belgique), d'après le _Précis de paléontologie humaine_ de

M. le docteur Hamy. 149

52. Hache en pierre polie, de France. 156

53. Hache en pierre polie, de France. 157

54. Hache de pierre polie, avec son emmanchement en bois et

en corne de cerf, provenant des villages lacustres de la

Suisse. _Ibid._

55. Nucleus d'obsidienne, provenant de l'Archipel grec. 159

56. Dolmen de Duneau (Sarthe). 160

57. Allée couverte de la Pierre-Turquaise près l'Isle-Adam

(Seine-et-Oise). 161

58. Dolmen de l'Hindoustan, d'après Ferguson, _Rude stones

monuments_. 164

59. Dague en silex du Danemark, d'après sir John Lubbock,

_L'homme préhistorique_. 165

60, 61 et 62. Pointes de lances grossières des

_kjoekkenmoeddinger_ de la Scandinavie, d'après le même

ouvrage. 166

63. Restitution d'un village lacustre de la Suisse, d'après

M. le docteur Hamy. 168

64. Habitations sur pilotis des Arfakis, du havre de Doréi

(Nouvelle-Guinée), d'après Dumont-d'Urville. 169

65. Urne cinéraire en terre noire représentant un groupe

d'habitations lacustres, découverte dans un tumulus à

Adersleben (Bavière), d'après sir John Lubbock. 170

66. Urne cinéraire de terre noire du Latium, en forme de

hutte ronde ou _tugurium_. _Ibid._

67. Fragment de tissu provenant des habitations lacustres

de la Suisse, d'après sir John Lubbock. _Ibid._

68. Collier étrusque, avec pour pendant une pointe de

flèche en silex; Musée du Louvre, collection Campana. 182

69. Hache de pierre polie sur laquelle ont été gravées

postérieurement des représentations mithriaques; Musée de

la Société Archéologique d'Athènes. 183

70. 71 et 72. Les trois types principaux de celts ou hachettes

de bronze, d'après sir John Lubbock, _L'homme

préhistorique_. 185

73, 74 et 75. Modes d'emmanchement des trois types de haches

de bronze, d'après le même ouvrage. 189

76, 77 et 78. Épées de bronze, de France et du Danemark,

d'après le même ouvrage. 192

79, 80 et 81. Dagues en bronze, d'Irlande et du Danemark,

d'après le même ouvrage. 195

82 et 83. Pointes de lances en bronze, de Danemark et

d'Irlande, d'après le même ouvrage. 198

84. Pointe de lance en silex taillé à petits éclats, du

Danemark. 199

85 et 86. Bracelets de bronze, des habitations lacustres de

la Suisse, d'après sir John Lubbock. 205

87, 88, 89 et 90. Épingles à cheveux en bronze; des

palafittes des lacs de la Suisse, d'après la même source. 207

91. Tête de l'Apollon du Belvédère, type idéal de la race

blanche dans sa division aryo-européenne. 225

92, 93, 94 et 95. Crânes des quatre races fondamentales de

l'humanité, vus de profil, d'après l'_Histoire naturelle de

l'homme_ de Prichard. 228

96, 97, 98 et 99. Crânes des quatre races fondamentales de

l'humanité, vus par en haut. 229

100. Indien de la caste brahmanique, d'après Prichard, type

de la race blanche dans sa division aryo-asiatique. 231

101. Arabe Bédouin, d'après le _Tour du monde_, type de la

race blanche dans sa division sémitique ou syro-arabe. 233

102. Chinois, d'après Prichard, type de la race jaune. 235

103. Nègre de la côte de Mozambique, d'après Prichard, type

de la race noire dans sa division africaine. 237

104. Papou de la Nouvelle-Guinée, d'après Prichard, type de

la race noire dans sa division pélagienne. 239

105. Indien Sauk, de l'Amérique du Nord, d'après Prichard,

type de la race rouge. 241

106. Galla de l'Abyssinie, d'après Prichard, type de la

sous-race éthiopico-berbère. 243

107. Kalmouk sibérien, d'après Prichard, type de la sous-race

altaïque dans ses variétés les plus rapprochées de la race

jaune pure. 245

108. Kamtchadale, d'après Prichard, type de la sous-race

hyperboréenne. 247

109. Malay, d'après Prichard, type de la sous-race

malayo-polynésienne dans sa division malaye. 249

110. Tahitien, d'après Prichard, type de la sous-race

malayo-polynésienne dans sa division canaque ou

polynésienne. 254

111. Australien, d'après Prichard. 255

112. Femme hottentote, d'après Prichard, type de la sous-race

hottentote. 257

113. Captif de la nation des Lebou, d'après les sculptures du

palais de Médinet-Abou, à Thèbes, exécutées sous Râmessou III,

de la XXe dynastie. 271

114. Indigène du pays de Pount, d'après les bas-reliefs

égyptiens du temple de Deïr-el-Bahari, à Thèbes, élevé

pendant la minorité de Tahoutmès III. 272

115. Un prince des Khétas, d'après un bas-relief égyptien

d'Ibsamboul en Nubie. 273

116. Captif des Amorim de Qadesch, sculpture égyptienne de

Médinet-Abou. 274

117. Phénicien du temps de la XVIIIe dynastie égyptienne,

d'après les peintures du tombeau de Rekh-ma-Ra, à Thèbes,

datant du règne de Tahoutmès III. 275

118. Guerrier kenànéen de la Palestine, représentation

égyptienne du temps de la XIXe dynastie. 276

119 et 120. Têtes d'Élamites de la classe inférieure, au type

négroïde, d'après les sculptures assyriennes du palais du roi

Asschour-bani-abal à Koyoundjik, l'ancienne Ninive. 280

121. Tête d'un Élamite de la classe aristocratique, du type

sémitique, d'après les mêmes sculptures. 281

122, 123 et 124. Types d'Assyriens, d'après les sculptures

indigènes. 283

125 et 126. Les deux types de visages des Babyloniens, d'après

les sculptures du palais de Koyoundjik retraçant les campagnes

du roi ninivite Asschour-bani-abal en Babylonie. _Ibid._

127. Captif de la nation des Schasou, nomades sémitiques

du désert entre l'Égypte et la Syrie, d'après les sculptures

égyptiennes du palais de Médinet-Abou. 287

128. Guerriers du peuple de Khar ou des Araméens méridionaux,

représentation égyptienne du temps de la XVIIIe dynastie. 290

129. Ambassadeur des Routennou ou Araméens septentrionaux,

d'après les peintures d'un tombeau de Thèbes datant du règne

de Toutankh-Amen (XVIIIe dynastie). 294

130. Guerrier Iranien ou Médo-Perse, portant la robe médique,

d'après les sculptures de Persépolis. 295

131. Guerriers des nations pélasgiques (T'akkaro ou Teucriens

et Touirscha ou Tyrrhéniens) au temps de la XXe dynastie

égyptienne, figures empruntées aux bas-reliefs historiques

de Mèdinet-Abou. 298

132. Perse en costume national, d'après les sculptures de

Persépolis. 301

133. Captif nègre, représentation égyptienne, d'après les

sculptures de Médinet-Abou. 303

134. Captif nègre, représentation égyptienne, d'après les

sculptures de Médinet-Abou. 304

135 et 136. Types touraniens de la Médie, d'après les

bas-reliefs assyriens du palais de Sin-akhe-irib à

Koyoundjik. 307

137. Mède aryen en costume national, d'après les sculptures

de Persépolis. 308

138. Type touranien de la Chaldée, plaquette de terre cuite

conservée au Musée Britannique. 309

139. Morceau de bois de renne portant des entailles

significatives, provenant de l'ossuaire de Cro-Magnon

(Dordogne), d'après la _Conférence_ du docteur Broca _sur

les troglodytes de la Vézère_. 399

140. Quippo péruvien de l'époque incasique, d'après le

_Magasin pittoresque_. 400

141. Spécimens des _koua_ ou diagrammes symboliques dont les

Chinois attribuent l'invention à l'empereur Fouh-Hi. 401

142. Dessins pictographiques des Esquimaux sur des

instruments d'os, d'après l'ouvrage de sir John Lubbock sur

_Les origines de la civilisation_. 403

143. Représentation pictographique de l'époque quaternaire

sur un morceau de bois de renne provenant de la grotte de La

Madeleine (Dordogne), d'après les _Reliquiæ aquitanicæ_ de

Lartet et Christy. 404

144. Sculptures pictographiques sur un rocher, à Skebbervall,

dans le Bohuslan (Suède), d'après la _Revue archéologique_. 405

145. Pétition pictographique indienne au Président des

États-Unis, d'après sir John Lubbock. 407

146. Biographie pictographique de Wingemund, chef des

Delawares, d'après Schoolcraft, _Indian tribes of

North-America_. 408

147 et 148. Planches funéraires de chefs indiens de

l'Amérique du Nord, d'après Schoolcraft et sir John

Lubbock. _Ibid_

149. Figures tracées sur une des dalles de la chambre

intérieure du tumulus du Mané-Lud à Locmariaker (Morbihan),

d'après la _Revue archéologique_. 409

150. Sculptures pictographiques d'un rocher des bords de

l'Irtysch en Sibérie, d'après Spassky, _Inscriptiones

Sibiricæ_. 410

151 et 152. Tatouages de Maoris de la Nouvelle-Zélande,

d'après sir John Lubbock. 411

153. Dessins de tatouage sur une des dalles de l'allée

couverte de Gavr'Innis (Morbihan), d'après le moulage

conservé au Musée de Saint-Germain. 412

154. Bas-relief accompagné d'inscriptions en hiéroglyphes

'hittites, sculpté sur un rocher à Ibriz, dans l'ancienne

Lycaonie; d'après les _Transactions of the Society of

Biblical Archæology_. 414

155. Une page du manuscrit yucatèque de Dresde, spécimen de

l'écriture calculiforme des Mayas. 415

156. Dérivation des signes hiératiques égyptiens du tracé

linéaire des hiéroglyphes, d'après la _Grammaire

hiéroglyphique_ de Champollion. 416

157. Frise hiéroglyphique d'un des temples de Karnak, renfermant

le nom du pharaon Râmessou IV, d'après Champollion. 418

158. Caractères cunéiformes avec les tracés hiéroglyphiques

dont ils dérivent, tablette assyrienne du Musée Britannique. 420

159. Peinture figurative mexicaine de la collection Mendoza,

accompagnée de légendes explicatives; retraçant l'histoire de la

fondation de Mexico et des conquêtes de ses premiers rois. 425

160. Spécimens des anciens signes figuratifs qui ont servi de

point de départ à l'écriture chinoise. 428

161. Spécimen du type cursif d'écriture chinoise appelé

_thsào_. 429

162. Exemple du type archaïque de l'écriture cunéiforme; début

de l'incription de Nabou-koudourri-ouçour dite «de la Compagnie

des Indes,» conservée au Musée Britannique. 432

Histoire ancienne de l'Orient jusqu'aux guerres médiques (1/6) I. Les origines, les races et les langues · 第 44 / 46 段